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Rabaska: L'avenir énergétique du Québec derrière les portes closes

Richard Huot, Miércoles, Mayo 14, 2008 - 15:24

Communication du Collectif national Stop au méthanier

Les élites politico-économiques réunies au Château Frontenac ce mardi 13 mai en présence du vice-président de Gazprom, Monsieur Alexander Medvedev, se lavent les mains du fait que le projet Rabaska va à l’encontre de la plupart des 16 principes de la Loi sur le Développement durable et ne font aucun cas des 800 familles et plus qui auront à vivre à l’intérieur des zones de danger créées par la réalisation du projet gazier.

L'avenir énergétique du Québec derrière les portes closes

Le milieu des affaires persiste à véhiculer ce discours qui fait apparaître comme avantageux un développement industriel injustifié du point de vue énergétique et risqué tant pour la population que pour l’économie régionale et nationale.

Perdu suite au démantèlement de l’Union soviétique, le contrôle des ressources énergétiques russes, base de leur économie, fut retrouvé quand le gouvernement réussit à évincer les compagnies étrangères par l’intermédiaire de sa société d’état Gazprom.

Ironiquement, c’est maintenant Gazprom qui s’apprête à ravir une partie du contrôle de l’économie québécoise, alors que le gouvernement Charest se prépare à lui céder une partie de l’autonomie énergétique du Québec via Rabaska.

Cité dans Le Soleil du dimanche 11 mai, Brendan Scully, directeur général de l’Association d’affaires Canada Russie Eurasie (CERA) affirme encore, au sujet de la rencontre organisée par le CERA et devant réunir gens d’affaires et politiciens autour de la question de la fourniture en gaz des projets Rabaska et Cacouna, que l’enjeu pour le Québec est la diversification énergétique. Des propos particulièrement absurdes, surtout depuis la découverte de gisements gaziers importants dans la vallée du St-Laurent.

Il faudrait d’abord se demander en quoi la substitution du gaz nous provenant de l’Ouest canadien par celui plus polluant de la Russie constituerait un élément de diversification. Ensuite, comment comprendre que l’arrivée au Québec du gaz naturel liquéfié russe puisse contribuer à la sécurité énergétique alors qu’une démonstration claire a été faite par le professeur de droit international Charles-Emmanuel Côté de l'Université Laval à l’effet que la présence d'un ou deux ports méthaniers allait « affaiblir l'approvisionnement du Québec en cas de crise énergétique en raison des dispositions de l'ALENA ».

Les élites politico-économiques réunies au Château Frontenac ce mardi 13 mai en présence du vice-président de Gazprom, Monsieur Alexander Medvedev, se lavent les mains du fait que le projet Rabaska va à l’encontre de la plupart des 16 principes de la Loi sur le Développement durable et ne font aucun cas des 800 familles et plus qui auront à vivre à l’intérieur des zones de danger créées par la réalisation du projet gazier.

Ces mêmes élites qui se drapent du vert manteau de l’éolien seraient- elles en train de nous concocter un menu gazier qui va saper tous les efforts en vue de rattraper le temps perdu vers les objectifs de Kyoto et nous ramener subito presto des années en arrière, à cette triste époque où nous n’étions que des porteurs d’eau ?

Nous ne pouvons que condamner cette mascarade, cette pratique institutionnalisée de la « démocratie derrière les portes closes », seraient-ce celles d’un château !

- Le Collectif Stop au méthanier
Yves St-Laurent, porte-parole
Normand Gagnon, coordination
nogagnon[arobas]videotron.ca



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