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De la violence...

Anonyme, Monday, June 14, 2010 - 16:42

Des anarchistes

a/s Louis Lessard
Journaliste aux affaires publiques de Radio-Canada /CBC Television*

De la violence

L'expérience nous enseigne qu'il est judicieux de se méfier des médias de masse lorsqu'il est question de moyens d'action illégaux.

Nous espérons que cette modeste réponse vous suffira, puisque nous avons convenu de communiquer avec vous par écrit plutôt que d'accepter un rendez-vous en personne. Cette méthode permet en outre de communiquer clairement notre message et de minimiser les risques que vous en dénaturiez l'essentiel pour servir des intérêts spectaculaires.

Sachez d'emblée que nous ne sommes lié-e-s ni aux efforts d'organisation du Regroupement anti-G20 étudiant (RAGE), ni à ceux de la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC), dont l'activité se déploie essentiellement à l'intérieur des balises définies par la loi.


Sur la violence dans les médias

L'obsession des médias pour la violence trahit deux mécanismes essentiels de la production d'information de masse :
1) Les médias de masse font partie intégrante du système capitaliste et, par la force des choses, répondent aux mêmes intérêts, soit la propriété, la compétition et la recherche de profits ;
2) La représentation morbide ou sensationnaliste de la violence génère des profits pour des médias qui sont en compétition pour la capture d’audiences et d’annonceurs.

La prétendue démocratie libérale, qui dans les faits n'est rien d'autre qu'une ploutocratie, un gouvernement par les riches pour les riches, et dont les médias constituent le « 4è pouvoir », s'appuie sur la violence impitoyable de l’État capitaliste (police, forces armées, sécurité privée, etc.) pour asseoir et perpétuer l'autorité de son modèle. Cette équation, synonyme de l’État, est ce qu'on appelle « Monopole de la violence ».

En se désintéressant de la violence systémique tout en mettant en scène (sur le ton hypocrite du scandale) la violence anecdotique des entreprises criminelles ou subversives, les médias de masse font la démonstration d'une profonde subjectivité. Voilà pourquoi il est impossible pour nous de faire confiance aux représentants des médias de masse, soient-ils privés ou publics.


Sur la violence du système

Le G8/G20, soit les huit plus « importantes » économies mondiales, 12 économies « émergentes » stratégiquement sélectionnées, plus les mandarins du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, regroupe les oligarques les plus violents de la planète. Leur violence est totale : elle est constante et elle est partout.

Les dirigeants et idéologues du système capitaliste global sont directement responsables des crises sans précédent qui secouent actuellement le monde et menacent l'équilibre écologique planétaire.

L'écart entre la minorité des richissimes et la multitude des démuni-e-s n'a jamais été aussi grand. Les puissances politiques et économiques se livrent à des guerres sanglantes pour le contrôle des ressources. Les compagnies pharmaceutiques laissent mourir des millions de personnes chaque année par souci de rentabilité. Les sociétés d'extraction forestière, minière, gazière et pétrolière détruisent l'environnement et ruinent des communautés entières aux quatre coins de la planète. Victimes des Programmes d'ajustements structurels, des paysans du monde majoritaire se suicident par milliers chaque année. Les ouvriers à la chaîne des usines de iPod les imitent désormais. Les peuples et cultures autochtones meurent à un rythme de plus en plus alarmant. Des pauvres diables du monde majoritaire risquent leurs vies chaque jour pour tenter l’impossible périple vers les pays industrialisés, où ils sont réduit-e-s à l’esclavage au service des classes moyennes. Les océans se vident de leurs poissons et les récifs de coraux étouffent. Les colonies d’abeilles disparaissent inexplicablement. Les saumons abandonnent la fraie. Les poulets mutants de la monoculture s’écroulent sous leur propre poids. Les bouleversements climatiques se précipitent. Etc. Etc. Ce ne sont là que quelques unes des manifestations de l’inexorable course vers le bas dans laquelle s’est engagée l’humanité, sous l’incompétente tutelle des économistes et politiciens. Toute cette dévastation, au nom de l’impossible impératif : la croissance économique illimitée.

Il faut se rendre à l’évidence : rien n’est plus violent que le système capitaliste.

La tenue même de ces sommets est sauvagement antidémocratique. En 2010, des milliards de dollars de fonds publics sont investis dans ce cirque immoral, dont un milliard pour s'assurer que le peuple ne soit jamais en mesure de s'approcher des oligarques, et ce, au moment même où ces tristes sires essaient de nous faire avaler la nécessité des plans d’austérité et des brutales compressions budgétaires.


Sur la violence insurrectionnelle

Dans un pareil contexte, la réaction du peuple, soit elle violente, a toujours été et sera toujours un acte de légitime défense. De tous temps, l’insurrection a été un élément incontournable de la lutte du peuple contre la tyrannie. Et aucun régime n’a été aussi totalement tyrannique que celui qui s’emploie actuellement à détruire l’humanité et le monde naturel.

Notre violence est l’expression d’une solidarité inconditionnelle avec celles et ceux qui subissent le plus durement les coups et les affronts du système capitaliste. Celles et ceux qui meurent de faim, de soif ou de froid, dilapident leur vie dans les favelas, s’atrophient dans les réserves, s’échinent dans les usines et croupissent dans les prisons du système.

Notre violence ponctuelle est le modeste moyen qui nous reste pour briser la normalité, rompre le silence et fracasser l’illusion du consentement.

Notre violence est l’explosion d’une rage qui bouillonne perpétuellement en nous et qu’il nous faut pourtant réprimer du matin au soir.

Notre violence est le refus catégorique de la politesse et de la pusillanimité.

Notre violence est le rejet sans équivoque de leur système de mort.

Notre violence, pour l’heure, reste symbolique. (Que sont quelques briques contre un dispositif de sécurité d’un milliard de dollars ?) Mais nous voulons dépasser le symbolique.

Ne vous y trompez pas : notre violence n’est pas, et ne sera jamais, une fin en soi. Nous ne sommes pas en faveur de la violence. Nous l’abhorrons. Nous ne l’avons pas choisie : elle nous est imposée. Et nous y réagissons.

Tant et aussi longtemps que la violence du système lui sera imposée, la réaction du peuple, sous toutes ses formes, sera légitime.


Sur la non violence

Le silence et la passivité sont synonymes de consentement et de complicité.

La non violence dogmatique est un dérèglement mental. La paix sociale une illusion. La guerre entre les classes est permanente.

Les stratèges du système capitaliste ont réussi à imposer leur autorité illégitime si totalement aux populations dites « civiles » que celles-ci en sont venues à accepter le monopole de la violence comme un mal nécessaire. C’est d’ailleurs en ça qu’elles sont « civiles ».

Nous rejetons la civilité.

Les bureaucrates communautaires, chefs syndicaux, porte-parole de l’altermondialisme bon chic bon genre, ténors de l’organisation dite « non gouvernementale » et de la société dite « civile », bref, tous les apôtres dociles de la non violence, sont les capos du système. Sans eux la pacification sociale serait impossible. Nous dénonçons leur complicité.

La violence est une réalité. La non violence un délire conditionné.


Sur les Black Blocs

Les médias de masse font grand cas du Black Bloc, et la quasi-totalité de ce qu’ils rapportent à ce sujet est erroné, mal informé ou complètement fantaisiste.

Là encore, la fascination morbide des journalistes pour ce phénomène trahit à la fois leur incompétence et leur appétit insatiable de violence spectaculaire. Hypocrisie achevée.

Répétons-le, l'expression « Black Bloc » ne désigne pas un groupe ou une organisation souterraine, mais une tactique et une forme d'action collective.

Un Black Bloc est, littéralement, un regroupement spontané, mais habituellement prévu et justifié par les circonstances, d’individus et de groupes d’affinité qui s’attachent à un certain type d’actions directes.

Ces actions sont, mais ne se limitent pas à : l’affrontement physique avec les forces de répression ; la dé-arrestation de militant-e-s capturé-e-s par les chiens de l’État ; l’altération du mobilier urbain ou de la propriété privée à des fins symboliques (habituellement, des franchises de banques ou de sociétés transnationales, des voitures de luxe et autres manifestations ostentatoires de richesse excessive, etc.). Les Black Blocs sont l’expression anonyme de la rage du peuple.

La tactique du Black Bloc adhère généralement au principe de respect pour la vie et, par conséquent, n’attente pas à la vie d’autrui. Pour ce qui est de la confrontation physique, les policiers sont les agents de la violence de l’État et sont par conséquent des cibles légitimes de la rage du peuple.

Il convient de rappeler que dans l'ensemble des Blacks Blocs des 20 dernières années en Occident, pas une seule personne n’a perdu la vie en conséquence des actions du Bloc. Par comparaison, la carence en vitamine A entraine la mort d'un million d'enfants chaque année. Le seul milliard de dollars investi par le gouvernement du KKKanada pour la sécurité au sommet du G20 pourrait facilement sauver la vie des enfants qui mourront de malnutrition au cours de l’année 2010.


Sur les accusations de terrorisme

Le terrorisme se définit comme une activité visant à terroriser une population civile, par la violence aveugle ou meurtrière, afin de forcer son gouvernement à opérer des changements de politiques.

L’insurrection n’est pas un acte de terrorisme. L’insurrection est une force positive.

L’objectif des insurrectionnalistes est d’opérer des ruptures dans la normalité de l’exploitation et de l’oppression ordinaire. Leur violence ne s’adresse qu’accessoirement aux populations « civiles » (en ce qu’elle montre qu’il est possible et nécessaire de s’insurger contre l’État et le système capitaliste). Elle s’adresse d’abord et avant tout aux oligarques, aux riches, aux dirigeants et idéologues du système capitaliste, aux profiteurs et aux forces de la répression.

Nous n’exigeons pas de changements cosmétiques ou pragmatiques dans la gestion du système. Nous souhaitons la fin du système.

Nous rejetons les accusations de terrorisme et les considérons comme une opération de l’État visant à criminaliser la rage légitime du peuple.


Nos revendications

Nous ne demandons rien. Nous aspirons à l’effondrement de l’État et du système capitaliste, et nous sommes déterminé-e-s à le miner dans ses fondements par tous les moyens nécessaires.

Ce qui viendra après ne pourra pas être pire.


Des anarchistes


[ EDIT (Mic à titre de validation au CMAQ)
* À la demande du journaliste, le message-courriel qui était publié ici fut retiré, car il s'agissait d'un message non public.
* Le nom du journaliste demeure, car cette lettre ouverte lui est adressée.]



Subject: 
Eh... oui pour l'analyse politique, mais jugement de valeur...
Author: 
Michael Lessard...
Date: 
Mon, 2010-06-14 21:47

Tout d'abord : à la demande du journaliste, j'ai retiré son message qui ne se voulait pas public selon lui. Évidemment, je conserve son nom car votre message s'adresse à lui. (Entre vous et moi, quand on écrit des courriels en tant que journaliste, on doit considérer que ces derniers sont un peu publics indirectement...).

Je suis d'accord sur les fondements de votre analyse politique, bien exprimée je trouve, dont le fait que les médias commerciaux sont au service de leurs profits et non de la démocratie (et que nous sommes en fait en plutocratie dite représentative)...

mais je vois deux bogues...

i) « Notre violence ... »

Eh, comme quoi ? Quels sont les supposés gestes violents des manifestations ou des anarchistes? Les conflits et les confrontations ne sont pas violents en soi. À date, je ne vois pas grand violence de la part des mouvements de résistance québécois et canadiens, incluant ceux se déclarant révolutionnaires (j'en reparle un peu plus bas*).

ii) Vous écrivez :
Les bureaucrates communautaires, chefs syndicaux, porte-parole de l’altermondialisme bon chic bon genre, ténors de l’organisation dite « non gouvernementale » et de la société dite « civile », bref, tous les apôtres dociles de la non violence, sont les capos du système. Sans eux la pacification sociale serait impossible. Nous dénonçons leur complicité.

Pour bien se comprendre, le mieux ici est de vous répondre par ces deux questions :

Le collectif qui créé (sans violence) une ferme communiste et tente d'appliquer un mode de vie révolutionnaire, non capitaliste, ce sont des collaborateur-trices?!

Le groupe communautaire d'éducation populaire, où des gens ordinaires, non violents, discutent de la société non capitalistes qu'ils/elles veulent, ce sont des collaborateur-trices?!

Hostie de gros jugements de valeurs simplistes et si AUTO-gratifiants. MOI MOI MOI le révolutionnaire, le hot, les autres sont des sous-merdes.

* Il y a une différence entre être révoltés et être révolutionnaires.

La révolution, c'est changer de système, dont de culture(s).

Toute action, violente ou non violente, qui contribue à changer le système ou de culture est révolutionnaire (en bien ou en mal selon votre idéologie).

Il y a donc, comme tout le monde le sait, une forte tendance non violente dans les mouvances anarchistes, car elles sont contre les formes de domination. Les anarchistes et révolutionnaires non violents ne sont pas des collobos hostie!

Michaël Lessard [me contacter]
de l'équipe de validation du CMAQ


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Subject: 
Se taire pour être financé
Author: 
patc
Date: 
Tue, 2010-06-15 11:38

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2010/06/14/003-silence-gr...

Se taire pour être financé
Mise à jour le lundi 14 juin 2010 à 18 h 55

Les groupes communautaires canadiens jouent de prudence. Plusieurs organismes de soutien d'importance ont vu leurs subventions réduites ces derniers mois et leurs dirigeants disent qu'ils ont été punis pour avoir critiqué les politiques gouvernementales.

C'est pourquoi certains ont choisi de ne pas participer à un atelier de discussion publique sur la question, organisé lundi à Ottawa par des députés libéraux. Ils craignent de perdre le maigre financement gouvernemental qui leur est accordé.

Par ailleurs, les organisations qui continuent de recevoir des subventions n'osent plus appuyer celles qui ont été laissées de côté. Cette situation a pour conséquence de diviser le monde des organismes communautaires, où la solidarité a pourtant été de mise pendant de nombreuses décennies.

Le député libéral Ken Dryden a confirmé que des organismes ont carrément refusé de participer à l'activité, parce que leur demande de financement fait toujours l'objet d'une étude de la part du gouvernement.

Avec une telle situation, le chef libéral Michael Ignatieff n'a pas hésité à comparer le Canada à d'autres pays comme Cuba ou la Bulgarie.

Nous sommes confrontés à un gouvernement qui a politisé le processus de dialogue libre au pays entre les organisations non gouvernementales et le gouvernement. [...] Ce n'est pas correct et ça doit cesser.

— Michael Ignatieff

Les dirigeants de groupes communautaires ont rappelé que le soutien gouvernemental envers les organisations sans but lucratif n'a pas cessé de diminuer au fil des années.

C'est le cas du Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI) qui participait lundi au groupe de discussion. Il pourrait se voir retirer 1,7 million de dollars de son budget annuel d'opérations qui est de 2,4 millions de dollars.

Cet organisme, qui regroupe 90 autres groupes de soutien, a déjà accusé le gouvernement de ne pas respecter sa propre loi en matière d'imputabilité. Le CCCI s'est également opposé aux compressions imposées à KAIROS, un organisme qui regroupe des organisations religieuses.

Au début du mois dernier, l'opposition aux Communes avait dénoncé les compressions imposées par le gouvernement conservateur de Stephen Harper aux groupes de défense des droits des femmes.

Radio-Canada.ca avec Presse canadienne


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Subject: 
Au Québec aussi...
Author: 
Michael Lessard...
Date: 
Tue, 2010-06-15 12:54

Allo,

Je connais bien le milieu communautaire en défense de droit et oui, actuellement, les groupes ont peur de perdre leur numéro (fédéral) d'organisme de charité s'ils disent de quoi que Harper n'aimerait pas. Certains vont ignorer cette peur pour défendre leur indépendance, la plupart cherchent à ne pas se faire remarquer du fédéral mais sans changer leurs propos ou actions en soi (donc ils maintiennent leur indépendance morale, mais reste «low profile»), d'autres vont peut-être «s'adapter» à ce climat de peur.

Exemple réel : certains groupes communautaires ont peur que faire un don à «Action anti-G20 Québec» —qui organise simplement un transport collectif vers les diverses activités à Toronto— pourrait les faire remarquer par le gouvernement Harper qui alors pourrait les couper pour des raisons idéologiques (répression politique).

Michaël Lessard [me contacter]

Média communautaire en ligne, Québec Chaudière-Appalaches
Calendrier de la démocratie en action
www.reseauforum.org

Siriel-Média www.siriel.info


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Subject: 
communautaire
Author: 
patc
Date: 
Tue, 2010-06-15 13:20

Mon commentaire était pour signifier qu'il y a quand-même un fond de vérité dans ce que les auteurEs de ce texte expriment au sujet du milieu communautaire/associatif, etc.

C'est un peu poussé de dire que tout ce beau monde là est "collabo", mais pas de beaucoup... Dans le sens où leurs démarches font partie du système.

Perso, je trouve ce texte plutôt rafraichissant d'honnêteté!


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Subject: 
Re: communautaire
Author: 
Michael Lessard...
Date: 
Thu, 2010-06-17 01:10

Allo Pat,

Oui, j'avais compris. Sauf qu'il y a au moins deux bogues...

Logique 101 de la diversité des tactiques

Si le principe de la diversité des tactiques nous encourage à ne pas dénoncer ou marginaliser les actions plus directes et même peut-être « violentes »...

ce principe exige aussi de respecter les actions non violentes.

À ce niveau, ce texte n'est pas du tout rafraichissant ni nouveau: c'est de la bonne vielle rigidité idéologique (une rigidité qui refuse toute «confrontation sociale» n'étant pas mieux).

Peurs face au fascisme du gouvernement Harper

Traiter les gens qui ont peur de collabo, c'est tellement trop facile. Vivre sans revenu, nourrir ses enfants sans revenu, c'est pas facile. Certains organismes ont la chienne de se faire retirer leur numéro de charité sous Harper. Si on ajoute les canons soniques —avec leur impact de terrorisme d'État et d'intimidation— des gens ont peur; ce qui n'est pas de la collaboration en soi.

Pis qui n'est pas collaborateur-trice au capitalisme ?
Les salarié-es, ne sont-ils/elles pas indirectement des collaborateur-trices? Très souvent, le révolutionnaire radical sur Internet est un salarié qui vient déclarer que le travailleur communautaire est un collabo.

Lesquels des revenus suivants sont les plus signes de soumission au pouvoir antidémocratique du capitalisme ?
- Salaire d'une entreprise capitaliste
- Salaire comme fonctionnaire d'un ministère
- Salaire comme fonctionnaire d'une institution parapublique
- Subventions de l'État pour un organisme communautaire
- Aide sociale

Je suis d'accord, c'est souvent vrai, que certains organismes communautaires appuient le capitalisme (n'ont aucune analyse politique) ou sont suivistes ou encouragent une adaptation passive et aliénante au marché de l'emploi ou à certaines normes sociales.

Mais là ce texte blast les «bureaucrates communautaires, chefs syndicaux, porte-parole de l’altermondialisme...» avec la position arrogante de gens dont on ne connaît pas l'emploi, les choix de vie et de consommation, etc. J'aimerais bien savoir ce que les auteur-es de ce texte ont comme revenus ou comme occupations qui en fassent réellement des gens moins collaborateur-trices que le monde communautaire.

Michaël Lessard [me contacter]


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