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Abstention du Canada au Nations Unies sur le mur d'Israëloscar, Friday, July 23, 2004 - 12:51
Oscar Fortin
Le ministre justifie cette position en disant que le Canada n'était pas favorable au recours à la Cour internationale de justice et qu'un vote de condamnation ne favoriserait pas le processus de paix... Est-ce un recul face aux politiques du Canada dans ses relations avec les organismes internationaux? L’ABSTENTION DU CANADA AUX NATIONS UNIES Les commentaires du nouveau ministre des Affaires extérieures canadiennes, M. Pierre Pettigrew, sur l’abstention du Canada lors du vote des États membres des Nations Unies condamnant avec une forte majorité la construction du mur israélien ne sont pas sans soulever quelques questions. Le raisonnement de notre nouveau ministre est à l’effet que le Canada ne favorisait pas la voie d’un recours à la Cour international de justice et qu’un vote appuyant la décision de cette même Cour n’aiderait pas les négociations de paix. Cette position de notre ministre soulève des questions sur le rôle que reconnaît le Canada aux institutions internationales comme la Cour internationale de justice, les Nations unies et les autres qui favorisent tantôt nos solidarités régionales et idéologiques et un autre tantôt peuvent les mettre en question. Est-ce à dire que la position du Canada ne consiste qu’à prendre en considération les organisations internationales seulement lorsqu’elles viennent renforcer nos orientations et nos intérêts politiques et économiques ? Sur le site Web du ministère le rôle reconnu des Affaires étrangères va plutôt dans le sens d’une reconnaissance qui va au-delà de nos intérêts immédiats. « Le Canada fait la promotion de valeurs partagées avec d'autres pays du monde, par exemple l'égalité et la démocratie, dans le cadre de ses activités au sein de nombreuses organisations internationales, dont l'Organisation des Nations Unies, le Commonwealth et la Francophonie. » Lorsque la Cour internationale de justice condamne l’initiative d’un État et que près de 150 membres des Nations Unies la seconde, il y a là des valeurs partagées d’égalité et de démocratie auxquelles le Canada se devait de souscrire. Il me semble qu’il aurait pu voter en faveur de la résolution sans se défiler et avoir un commentaire semblable à celui de la nouvelle responsable du Haut Commissariat : «On doit espérer que le gouvernement d'Israël songera à assurer sa sécurité -- ce qui, je le concède, constitue une préoccupation des plus pressantes -- par des moyens autres que celui-là», a dit Mme Arbour, qui a quitté son poste de juge à la Cour suprême du Canada afin d'accepter ses nouvelles responsabilités à l'ONU, le 1er juillet » (Le Devoir, le 23 juillet 2004) N’aurait-il pas été plus représentatif des canadiens et des politiques officielles de seconder la décision de la Cour internationale de justice et de rappeler que la construction de ce mur ne favorise en rien la solution négociée de la paix ? Elle vient plutôt alimenter les foyers de conflits dont veut justement s’éloigner le ministre. Je crois que le Canada a perdu une belle occasion d’affirmer les valeurs des canadiens et de les affirmer au-delà des pressions de notre influent puissant du Sud et du non moins puissant lobby juif. La démocratie n’oblige-t-elle pas à respecter le droit de la majorité? Oscar Fortin Tél. 418-527-2168
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