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Homo Academicus Quebecensis

critique, Sunday, September 15, 2002 - 20:05

un commando Critique immuable

Ce texte réfléchit de manière légère mais décidée sur quelques
interventions des intellectuels québécois depuis un an, interventions
ayant pris prétexte du 11 septembre 2001, de la « crise » de la radio
culturelle de Radio-Canada et, plus récemment, de l'attentat à
l'Université hébraïque d'Israël.

L'universitaire québécois (professeur ou aspirant),
affublé du ramage de l'intellectuel, est un oiseau d'une rare bêtise.
Aussi insignifiant dans son silence assidu que dans les quelques
éructations qui interrompent ce silence, il nous fournit pourtant
indéniablement à travers chacune d'elles l'occasion d'être surpris par
les profondeurs insondables de sa bêtise. Ce fût le cas quand les
Jacques, Robitaille et Létourneau ont cru pouvoir interpréter les
événements du 11 septembre 2001 comme le début de la saison des amours
pour les paons de la grande civilisation libérale, alors que
s'installait plutôt avec la peur des grands oiseaux de malheur, la
chasse aux terroristes terrés partout parmi nous (cf. notre
texte Pour une dialectique du bourreau et de la victime
). Les paons de la page Idées du Devoir s'étaient depuis longtemps
retranchés dans les nichoirs moelleux du savoir que sont ici les
facultés universitaires, quand la tempête de l'esprit libéral, sans
aucune aide des oiseaux de malheur terroristes, s'est brutalement
abattue sur une des falaises exposées de l'université
québécoise : les émissions culturelles de la radio de
Radio-Canada. Contrairement aux paons participant à la danse des
amours de l'automne 2001, Jean Larose, l'oiseau de proie (ou le fou de
Bassan : c'est selon) de la radio civilisationnelle a, comme à
l'habitude, persisté et signé en se faisant comme toujours le
porte-parole de l'indignation cultivée devant l'inculture. Il a
d'abord transformé la dernière de son émission Passages - en
juin 2002 - portant sur le terrorisme dans l'irrespect et la
négligence de ses invités venus en parler, en aparté à son biais
éditorial narcissique et prévisible : la disparition de son
émission est l'allégorie de l'agonie de la culture. Il a poursuivi sa
litanie avec la plus parfaite complaisance dans le nichoir du
Devoir - la page Idées - quelques semaines plus tard (22
juin 2002). Si pour certains l'illusion qui fait de Larose un oiseau
de proie fier et tenace tenait encore, il est impossible que son repli
pathétique derrière une clairvoyance sans faille, complaisante et
sereine précisément parce qu'élevée au rang de savoir, ne laisse pas
songeur. Larose affirme à nouveau dans ce texte qu'il savait que le
carnage radio-canadien était non seulement inévitable mais qu'il avait
commencé depuis belle lurette. Notre oiseau de proie serait-il en fait
un charognard ? Larose, prophète autoproclamé de la fin des temps
de la civilisation à Radio-Canada, n'a-t-il pas en fait plutôt montré
un peu d'opportunisme en assistant la culture mourante jusqu'à sa fin,
fin annoncée d'ailleurs depuis plusieurs années par le prophète
lui-même ?

Nous voulons simplement dire que l'angoisse expressive devant les
signes des temps apocalyptiques se fond ici avec l'attentisme
opportuniste chez ce « savant » trop narcissique pour
ajuster sa critique afin de saisir ce qui se passe à ras les
pâquerettes socio-historico- économico-politiques qui déterminent sa
situation autant que l'idéal de culture qu'il veut sauver, pâquerettes
qui sont finalement assez complexes. C'est un trait caractéristique de
la colonie des universitaires intellectuels québécois de continuer de
sermonner comme les curés d'antan quand le réel frappe de front,
refusant de reconnaître leur impuissance, ce qui veut aussi dire,
refusant la possibilité d'une mise en perspective de ce qu'ils savent
et de ce que vaut leur croyance.

Personne, jusqu'au moment où nous écrivons ces lignes, n'a pensé
opportun de dire qu'au moins les choses se sont éclaircies à
Radio-Canada ; que s'il n'y a pas de place radiophonique
moelleuse pour l'expression de la liberté intellectuelle au Québec,
celle-ci se tient debout par elle-même, elle est plus forte que cet
échec. On ne verra pas la pensée radiophonique prolifique de Larose
trouver son chemin, comme une source déviée, vers… une radio
communautaire. On n'entendra pas de gens dire : « au nom de
la liberté intellectuelle, recomposons notre communauté hors de la
Radio d'État ! » ; « fondons une radio
indépendante ! ». On va plutôt s'occuper à l'infini de
savoir qui a été hérétique dans la tour radio-canadienne. Incidemment,
Gilles Tremblay, musicien qui s'est fait l'écho de Larose dans le
Devoir (19 juillet 2002), confondant la déclinaison de ses
titres (membre de l'Ordre du Québec, Chevalier de l'Ordre des arts et
des lettres de la République française, etc.) avec les exigences de
crédibilité très spécifiques qui doivent être remplies pour soutenir
ce dont il veut nous convaincre, affirme, tout bonnement, que ses
contacts (restés anonymes !) dans les officines de Radio-Canada
lui ont confirmé que Larose qui cite Sylvain Lafrance (l'honni
directeur de la radio) est digne de foi et que Lafrance qui se plaint,
dans le même journal, d'avoir été mal cité par Larose, ne l'est pas.
C'est à partir de tels « qu'en-dira-t-on » que le
compositeur propose un « débat ouvert » sur la culture à la
radio de Radio-Canada.

Au-delà des querelles pour savoir qui a dit le mot compromettant -
blasphématoire ? - , ce qui caractérise toujours nos
intellectuels est, comme nous l'avons dit plus tôt, la complaisance de
la pensée incapable de s'interroger sur ce qu'elle sait et ce que sa
croyance vaut - en plus d'être convaincus que personne ne saurait,
dans notre petit pays, les interpeller de manière significative, ce
que nous osons prétendre faire à l'occasion.

L'incapacité de recul est manifeste quand Jacques, Robitaille et
Létourneau philosophent lyriquement sur la nécessité d'un coup de
barre de la civilisation, ni à droite ni à gauche, mais, avec l'aide
incontournable de l'Amérique, encore une fois en plein visage des
civilisations extra-occidentales - on n'entend pas beaucoup Jacques,
Robitaille ou Létourneau réagir à propos de l'opération « liberté
immuable », alias « justice infinie », qui nous a entre
autres permis de nous familiariser avec le palmarès de nos ennemis,
l'« Axe du mal ». À quand leur avis sur le palmarès ?
Le manque de perspective sur le savoir et sur la valeur des croyances
étouffe aussi un Larose quand, pour introduire un débat sur les
nouveaux avatars du terrorisme, on le voit demander à ses invités
intellectuels et respectés en tant que tels s'ils se sentent menacés
comme juif ou chrétien par le terrible terrorisme musulman : à
travers une rhétorique comme toujours ronflante, on surprend la pensée
faible de Larose bien retravaillée par la propagande de masse
américaine - propagande à l'occasion intellectuelle (cf. nos
réactions
à la lettre d'Amérique
).

La dernière manifestation, particulièrement croustillante, de
l'esprit typique de l'universitaire québécois en situation d'urgence
est survenue le 7 août 2002. Un groupe d'universitaires, avec en tête
Marc Angenot, a signé un appel à la solidarité avec la population de
l'Université hébraïque de Jérusalem qui a été victime d'un attentat
palestinien faisant morts et blessés.

L'intérêt de cette nouvelle sortie d'intellectuels tient en ce
qu'elle cristallise la figure typique de l'homo academicus
quebecensis. D'autant plus qu'elle fait intervenir quelques
intellectuels qui « travaillent » - si l'on peut dire -
depuis des années à faire valoir une sous-différentiation dans le
groupe des universitaires québécois. C'est que parmi les
universitaires québécois, on trouve beaucoup d'européens d'origine et
parmi ceux-ci, il s'en trouvent qui interviennent comme intellectuels
enracinés politiquement dans le multiculturalisme canadien - sans
différence avec les immigrants des classes populaires sur ce point -
mais sans espoir d'enracinement culturel dans les trop jeunes - sinon
trop pauvres - universités canadiennes.

On comprendra que cette disposition spécifique à certains
universitaires d'origine européenne peut avoir des conséquences
structurantes dans la dynamique interne de l'université. Mais
curieusement, pour l'essentiel, la façon d'entrer dans l'espace public
en tant qu'intellectuel n'est pas différente parmi ceux-ci que parmi
les universitaires d'origine québécoise. Nous nous réjouissons d'avoir
trouvé à travers l'analyse de cette dernière sortie d'intellectuels
québécois, où figurent quelques européens d'origine, une confirmation
de la règle : l'universitaire québécois, européen d'origine ou
québécois pur laine est bel et bien un universitaire québécois, un
homo academicus quebecensis - pas de chance pour l'effort de
distinction du groupe des européens d'origine.

Cela dit, il vaudrait la peine de parler d'autres caractéristiques
de notre oiseau rare. S'il s'agit d'un oiseau des régions nordiques,
il est cependant mal adapté à la froideur de l'espace public. Si bien
que s'il appelle au débat, c'est toujours parce qu'il sait que dans
les médias d'ici, il est impossible qu'il y en ait vraiment un. S'il
appelle à la solidarité au nom d'une cause quelconque, c'est souvent
pour exposer narcissiquement la sienne avec l'intention de mettre dans
l'inconfort ceux qui ne pourraient pas épouser sa cause avec autant
d'enthousiasme. C'est ainsi que l'appel circonstanciel à la solidarité
comprend toujours une petite mesquinerie contre un adversaire
idéologique - souvent ennemi confidentiel des couloirs universitaires
depuis belle lurette - que l'on croit mettre dans l'impossibilité, à
cause de la gravité des circonstances, de contre-attaquer avec
assurance.

C'est exactement le type d'intervention que nous offrent les
signataires de l'appel à la solidarité avec la communauté de
l'Université hébraïque de Jérusalem. Leur appel permet effectivement
d'entendre d'une part, un soupçon de condescendance avare
d'explication contre les gens qui ne savent pas pourquoi l'université
est un lieu saint et, d'autre part, une accusation mesquine voilée
contre certains « clercs universitaires aveuglés » qui se
seraient jusqu'à maintenant montrés les alliés de la barbarie - mais
que la lâcheté exige de ne pas nommer.

Examinons ces deux caprices d'entrée de jeu. On aimerait dire que
nos universitaires, qui trouvent que la profanation terroriste du
sacré est vraiment allée trop loin avec l'attaque sur ce qu'ils
considèrent comme le refuge du savoir - où, dit par eux avec moins de
poésie, « on devrait être à l'abri » - , ont le devoir
d'assumer la gravité de leurs dires et de dénoncer immédiatement les
pseudo savants au sein des murs de l'université dont le jugement a
erré au point de s'être constitués jusqu'à maintenant en alliés de
ceux qui ont commis la suprême barbarie : l'attaque de
l'Université. En outre, certains trouveront curieux - avec raison -
que nos universitaires indignés par la profanation terroriste de
l'absolu en partage avec tous, c'est-à-dire la profanation de la vie,
considèrent que l'ultime affront de la terreur a été commis en fait à
l'encontre de l'Université. Nous aimerions les aviser du fait que les
choses s'éclaircissent quand on considère de manière appropriée le
facteur narcissique dans les comportements de nos intellectuels
québécois. En fait, leur narcissisme les fait se fusionner à l'idéal
universitaire lui-même, et les mène à exprimer la croyance hystérique
que l'attentat de Jérusalem vise la communauté mondiale des
universitaires en tant qu'universitaires. On comprend alors que
l'errance des universitaires qui tentent de saisir les causes de la
violence terroriste en Palestine soit vue par nos réfugiés du savoir
comme une véritable trahison de l'université qui est en fait leur
paradis sur terre évidemment à préserver.

Il est difficile de passer outre le fait que dans cet appel à la
solidarité, l'universitaire, érigé en symbole par lui-même, a oublié
de reconnaître que son essence, devant le terrorisme, se révèle en
l'absoluité de la vie qu'il a en partage sans distinction avec nous
tous y compris les gens qui l'ont perdue dans les tours de New York ou
dans les pizzerias de Tel-Aviv. Mais cela est cohérent avec la
conviction non-démentie chez l'homo academicus quebecensis que
malgré le fait qu'il prêche dans le désert, il est bien le sauveur du
monde - constitué essentiellement d'universités - et que personne dans
la populace ne le reconnaît. Il s'agit là d'un savoir sur soi qui est
lourd à porter devant l'indifférence de la plèbe. Cela explique
d'ailleurs pourquoi la fibre pamphlétaire de nos intellectuels n'a
plus de tension. Quand ils s'adressent à l'humanité à sauver afin de
secouer les âmes désensibilisées, ils se complaisent aussitôt à nommer
l'université « tour d'ivoire », dans la langue de la plèbe
qu'ils jugent pleine de ressentiment, et avec la profonde ironie que
l'on sait tous les guillemets capables d'exprimer. Nous la nommerons
avec autant de guillemets « les murs de protection de la
lamentation sur la culture agonisante ». Il s'agit d'un nom pour
l'université qui convient très bien à la fonction d'abri qu'elle a aux
yeux de l'intellectuel universitaire québécois que nous nous efforçons
de comprendre depuis le début de ce texte. Incidemment, nous croyons
nécessaire d'avertir que rien ne sert de chercher hystériquement,
comme c'est parfois le cas, quelque intention de propager un message
antisémite dans cette appellation : notre locution ne réfère
aucunement à une signification du mur des lamentations attestée par la
communauté juive, signification que nous transposerions, voire que
nous déformerions ou ridiculiserions. Nous revendiquons la licence
littéraire afin de rendre opératoire ce qu'un Ricoeur a appelé
« la fête du langage » où la référentialité du langage et le
système de renvoi interne d'une langue ont un rapport dynamique.
L'efficace de l'expression que nous avons formulée, dans la mesure
même où elle montre que le langage est en fête, saura garantir notre
bonne foi en tout temps.

Cet avertissement, ainsi que nos remarques préliminaires - sur la
mesquinerie de nos intellectuels à l'égard de leurs collègues et sur
le mépris condescendant, usé et exténué, à l'égard de ceux qui ne
savent pas - étant faits, passons aux choses sérieuses.

Il nous semble que la mesquinerie des apôtres de la pensée sereine
et désintéressée à l'égard de leurs collègues restés sans nom est
précisément commise en sous-entendant une prétention à la vérité tout
droit venue de l'opinion bien intéressée et peu sereine forgée au
cœur de la putrescente vie réelle. En fait, tout porte à croire que
nos apôtres de la paix en l'université, veulent plutôt que la paix
universitaire parle d'une voix unanime en faveur de ce que certains
intellectuels américains appellent la « guerre juste ». Ils
espèrent convaincre en faisant du forcing auprès des esprits libres de
l'université et choisissent stupidement pour cette fin de faire appel
à la logique de la propagande américaine post-11 septembre 2001 :
de même que le gouvernement américain tente de convaincre que le
peuple américain a été attaqué à New York et que c'est au peuple de
réagir, de même tente-t-on de faire avaler aux universitaires que
c'est le peuple universitaire qui a été attaqué à Jérusalem et que les
universitaires doivent faire corps devant leur assaillant. En ce sens,
nos intellectuels éclairés font écho à Jean Larose qui se pense
attaqué par le terrorisme (comme occidental, comme chrétien et
probablement ponctuellement comme apôtre de la mission
civilisationnelle de Radio-Canada) et qui veut convaincre ses invités
radiophoniques d'en penser autant.

On sait à quel point, lorsque le peuple est exceptionnellement
solidaire avec son gouvernement, il donne l'opportunité à celui-ci
d'avoir les coudées franches en matière de comportement guerrier dans
le monde et de comportement autoritaire à l'égard du peuple lui-même.
Comble de l'ironie, nos snobs du savoir serein, Jean Larose, Marc
Angenot et consorts invitent les universitaires à imiter le peuple
dans son comportement le plus aliéné, comportement qui justement ne se
guérit que par les voix de la connaissance et de la réflexion.

On nous dira que nous spéculons ici sur les intentions des frères
unis de l'université. Est-ce même un mal si on compare cela à la
condamnation « pour alliance avec la barbarie » que doivent
subir, au tournant d'une phrase dans l'intervention de solidarité
d'Angenot et consorts, au fond tous les universitaires qui ne seraient
pas constamment en train de rappeler ce que tout le monde sait :
l'horreur injustifiable de la vie fauchée et mutilée par le
terrorisme ?

Quoi qu'il en soit, voici un peu des indices qui nous ont mis sur
cette piste. À partir du moment où le terrorisme qui attaque
l'Université hébraïque de Jérusalem n'est nul autre que le terrorisme
palestinien et qu'il est vu comme le pire d'entre tous parce que
capable de « gravir toujours plus d'échelons dans
l'horreur », et ne voyant rien de sacré « ni la religion, ni
la science, ni la vie physique ni la vie intellectuelle » - ce
qui l'a mené au pire du pire : l'attaque d'une université - , on
peut se demander s'il n'y pas lieu de tenter de comprendre autrement
le terrorisme palestinien. Ne serait-ce que pour ressaisir notre
jugement et avouer que ce ne sont pas l'UQAM et les uqamiens par
exemple qui risquent d'être la prochaine cible des terroristes
palestiniens - et cela ne dépend pas d'abord d'une
« hyper-sécurité » dissuasive de nos campus comme le
laissent entendre nos petits amis universitaires.

Non, la raison malheureuse pour laquelle l'Université hébraïque a
été attaquée, c'est parce qu'elle est une institution israélienne et
qu'Israël non seulement refuse de reconnaître l'aspiration
palestinienne à l'autonomie nationale dans un territoire clair, mais
fait payer quotidiennement par mille moyens et souffrances, le prix à
tous les palestiniens de ne pas être des palestiniens exilés.

Cela ne peut pas avoir échappé à nos savants universitaires. Et
pour cette raison même, s'ils ne sont pas de vulgaires partisans de la
guerre israélienne de basse intensité contre les palestiniens, eux qui
se présentent d'abord comme les citoyens de l'Université, ils leur
incombaient de dire quelques mots de solidarité à l'attention de la
communauté universitaire palestinienne, elle qui est aussi l'objet de
constantes menaces de mort, et cela même plus seulement entre les murs
de l'Université mais partout dans la Cité qui, avec l'Université, est
devenue elle-même un lieu interdit de séjour. Mais tout porte à croire
que leur intention était de montrer que l'Université a subi son
premier vrai viol il y a quelques jours en Israël, eux qui ont le
culot de se cacher derrière l'invocation de l'« inviolabilité
traditionnelle de l'université » - inviolabilité qu'ils affublent
d'un « quasi » déjà coupable.

Pour notre part, nous disons notre solidarité avec les
universitaires de Jérusalem, de l'université de Bir Zeit et de partout
ailleurs - bien que nous n'en soyons pas nous-mêmes - , universitaires
qui ne confondent pas la tâche de penser et d'assumer leur point de
vue avec la production d'une propagande qui, au passage, stigmatise
injustement les gens avec lesquels ils ne sont pas d'accord, sans même
avoir le courage de les nommer. Nous dédions également ce texte aux
centaines d'étudiants, victimes mortelles non encore reconnues de la
répression d'État au Mexique en 1968, Mexique avec lequel incidemment
nous nous sommes investis pour des fins, comme on le sait,
« civilisationnelles », dans l'intensification du doux
commerce.

Il s'agissait de la misson 48 contre l'opération américaine « liberté
immuable ».

Ce texte a été écrit par un auteur qui tient à rester anonyme et qui
ne doit pas être confondu avec Denise Bombardier. Il oeuvre pour
la nouvelle opération de réflexion radicale : « Critique immuable ».
N'hésitez pas à vous rendre aux quartiers généraux de la résistance de
la raison : http://www.critiqueimmuable.org.

www.critiqueimmuable.org/


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