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Lettre à Pierre Foglia

Michael Patrick..., Saturday, May 14, 2005 - 20:21

Philippe Le Roux

suite à un texte paru dans La Presse, mise au point d'un lecteur concernant l'opinion négative et subjective du chroniqueur Pierre Foglia, de retour de Cuba

>Monsieur Foglia,
>
>
>J'étais, il y a 2 ou 3 ans, assis à coté de vous sur un panel de la FPJQ
>qui parlait de la couverture du sommet des Amériques et des médias
>alternatifs. J'étais le "point de vue de l'internaute", celui qui ne voit
>plus les médias "officiels" que comme une source d'information parmi
>d'autres nombreuses disponible sur le merveilleux monde du web. J'avais
>beaucoup apprecié votre franchise, notamment sur l'autocensure des
>journalistes qui pour rester dans l'air du temps passent parfois à coté de
>certaines vérités.
>
>C'est plein de ce respect que je me permets de vous écrire au sujet de
>votre article sur Cuba. Je connais bien le pays, j'y vais presque tous les
>mois depuis plusieurs années. Pas dans une chambre d'hotel ni une casa
>particular, mais plutot dans la maison de mes amis, ma famille cubaine,
>chez qui nous vivons le quotidien du cubain moyen avec ses hauts
>(l'absence de consumérisme, l'entraide, les valeurs sociales) et ses bas
>(les pénuries, la pression de la course aux dollars et les seaux d'eau à
>verser dans les chiottes pour tirer la chasse).
>
>Vous avez trouvé un cubain qui s'est endormi en écoutant le discours de
>Fidel, il y en a surement plus d'un. Mais vous avez peut-être généralisé
>un peu vite sans tenir compte des millions de cubain qui écoutent
>attentivement ces mêmes discours. Je vous joins un article américain sur
>ce "phénomène".
>
>Vous faîtes également référence au manque de liberté des cubains. Il
>serait bon de faire le tri entre la légende entretenue par les "spinners"
>du Pentagone, et la réalité. Cuba est à mes yeux le pays le plus
>respectueux au monde des 32 droits de l'homme énoncés dans la Charte des
>Nations Unies. C'est le seul pays ou le droit au logement est totalement
>respecté. Vous n'avez surement pas vu un sans-abri à Cuba. Non seulement
>tous les cubains sont logés mais 85% sont propriétaires de leur logement
>(si ce n'est des anciens spéculateurs américains qui rèvent de reprendre
>possession du parc immobilier et d'en chasser les familles non nanties dès
>que monsieur Bush aura pu imposer ce passage à la "démocratie"). C'est le
>seul pays d'Amérique Latine ou tous les enfants vont à l'école. Malgré une
>situation économique difficile, vous n'avez surement pas rencontré un
>gamin cubain travaillant ou faisant la manche au lieu d'aller à l'école. À
>Cuba l'éducation est totalement gratuite et ce jusqu'au doctorat ! Bien
>sur les écoles ne sont pas toutes des modèles, il faut dire que le blocus
>américain affecte énormément un pays qui était totalement dépendant des
>importations américaines lors de sa libération en 59. mais toutes ont au
>moins un ordinateur, une télévision et un magnétoscope. Y compris celles
>ou l'électricité ne se rend pas et pour lesquels ont été mis en place des
>génératrices solaires. A Cuba la santé est totalement gratuite. A tel
>point que 26 000 médecins cubains sont dans différents pays pauvres.pour
>donner la santé gratuitement à ceux qui n'ont pas cette "liberté". Je ne
>ferais pas le tour des 32 droits de la même façon ce serait fastidieux. La
>seule liberté qui n'existe pas à Cuba, pas plus que dans les autres pays
>du Globe, y compris notre "beau" Canada, c'est celui de travailler pour un
>gouvernement ennemi pour remettre en cause le système. C'est pour cela que
>parmi les quelques milliers d'opposants au système que compte Cuba, seuls
>ceux qui ont accepté de se mettre aux ordres du représentant de Washington
>(qui considère officiellement Cuba comme un pays ennemi) à La Havane
>contre une grasse rémunération, ont été arretés, jugés et condamnés à des
>peines de 15 à 30 ans de prison. Au Canada, un tel crime est passible de
>30 ans d'emprisonnement. Par contre Cuba est le seul pays de l'Amérique
>Latine ou les journalistes sont libres de...vivre ! En effet, même RSF
>malgré son anticubanisme interessé est obligée d'admettre qu'en 45 ans de
>socialisme, aucun journaliste n'a été tué ou a disparu. Une liberté
>qu'envient les journalistes du Pérou à la Colombie, en passant par Le
>Mexique et Haiti.
>
>Je suis moi aussi un vieux militant de l'avenir radieux qui avait fait un
>trait sur cette utopie d'une alternative au consumérisme avec sa cohorte
>d'individualisme, d'injustice et de cruauté. Jusqu'à ce que je découvre
>Cuba ou j'ai pu constater qu'un autre monde (meilleur) est possible. Il
>faut dire que je parle couramment l'espagnol et que j'ais eu l'opportunité
>de m'intégrer rapidement loin des réseaux touristiques. Car c'est surtout
>cela qui a changé à Cuba depuis les années 70. Il y a maintenant un Cuba
>touristique qui déborde des "tout inclus" pour déboucher dans les casas
>particular et qui peut faire un écran au Cuba révolutionnaire qui vous
>fascinait dans les années 70. Pour rencontrer le vrai Cuba qui est
>toujours aussi révolutionnaire tout en ayant énormément évolué, il faut
>s'extraire d'un réseau touristique ou l'accessibilité du dollar et de ses
>chimères fait souvent perdre l'esprit révolutionnaire qui continue à
>habiter le reste de la population (A travers l'ile ce sont 7 millions de
>cubains, dont 1,3 millions de havanais, qui ont participé aux cérémonies
>du 1er mai pour renforcer la révolution et écouter le discours de Fidel
>(sans dormir debout;-).. Sur une population totale de 11 millions, c'est
>quand même pas mal, non?).
>
>Pour les vélos, si vous arrivez à mettre la main sur quelques vélos en
>état de marche, nous sommes quelques solidaires autour de l'association
>québécoise des amiEs de Cuba à emmener systématiquement des bicyclettes
>lors de nos voyages pour les donner aux cubains qui manquent toujours de
>moyen de transport malgré les importants progrès des dernières années). Il
>me fera plaisir de passer les prendre et, pourquoi pas, profitter de
>l'occasion de disserter sur les différentes facetes de cette Ile si
>dérangeante ;-)
>
>
>Au plaisir d'avoir de vos nouvelles.
>
>PS : Je me permets de rendre public ce message à ma liste de contacts qui
>s'intéressent à Cuba et sa couverture par les médias.
>
>
>
>
>Why do Cubans parade at Revolution Square?
>
>Radio Progreso Alternativa/Progreso Weekly Havana Bureau
>
>The parade of more than one million Havanians at Revolution
>Square on May Day was impressive. It is no surprise
>considering that a great number of Cuban citizens had
>powerful motives to celebrate.
>
>"Up to April I earned 165 pesos, but as of May I'll make
>225", says Orlando Martínez, 35, who works as a prop man in
>a theater.
>
>His motivation for being in Revolution Square on that
>International Workers' Day is real, concrete, and palpable.
>Orlando is just one of 1.6 million Cubans that have
>received a raise. Several days ago the government increased
>the minimum wage from 100 to 225 pesos, a currency that
>previously was strengthened by 7%.
>
>"Although prices have not gone down, I have some more
>money, and that's good," he concludes.
>
>With this measure, the government is looking to decrease
>the gap between those who have access to foreign currency
>that allows them to buy necessary products and services and
>those that don't, as well as with those who are in the
>lower salary echelons. But that's not the only objective;
>the steps also seem part of an integral reform of the
>lifestyle of the society as a whole, a return to the times
>before the "special period" of the critical 90s.
>
>But the good news is not only for active workers.
>
>"My pension was 95 pesos. Now it's 150 and I'm better off,"
>says Esperanza Rodríguez, 72, who retired from the sugar
>industry where she worked as a cook.
>
>Social Security, whether for pensions or aid, also
>registered an increase: now the minimum is 150 pesos. The
>raise benefits over 1.9 million people.
>
>With the income increases, whether in salary or from social
>security, 3.6 million citizens receive greater benefits
>from the Cuban currency, which according to the Cuban
>president in a recent TV speech, will continue to grow
>stronger. In addition to the strengthening of the Cuban
>peso, another currency, the Convertible Peso (which
>circulates in the country as a legal tender at stores that
>sell in foreign currency and for payments in that same
>currency among local enterprises) was revaluated in
>reference to the U.S. dollar, no longer in circulation.
>
>"I think that Fidel's idea is to raise our peso to the same
>level of the convertible peso, until we have only one
>currency, but valuable," says one in the group that walks
>through Paseo Avenue towards Revolution Square.
>
>And in their conversation they try to interpret the signs
>the Cuban president is sending. In their "translation" of
>Fidel's speeches they establish a chain that I believe goes
>like this: strengthen the peso and raise to the level of
>the convertible one/motivate workers/increase production
>and productivity/a greater offer of products.
>
>"That's the way we go, and it's good, for times are rough,"
>concludes another one in the group.
>
>Cubans have learned to read between lines and they believe,
>that besides discrepancies and criticisms (which there
>are), President Fidel Castro has acted wisely at difficult
>moments.
>
>Some of them, like Juan, 43, a construction worker,
>remembers that when the crisis of the 90s "Fidel said that
>we would climb back by resisting. And we did," he says with
>a satisfactory smile.
>
>Now, even though the government has closed some doors that
>were opened at the time, such as decentralization of the
>economy, and removes the dollar from circulation which has
>resulted in the disappearance of certain categories of
>self-employment, they give him a vote of confidence.
>
>"He has something up his sleeve; China, Venezuela." says
>Juan.
>
>Venezuela means ALBA (Bolivarian Alternative for the
>Americas, but also Spanish for "dawn"), a President Hugo
>Chávez idea that has had its concrete expression in a
>project integrated with Cuba, but open to any other country
>in the hemisphere.
>
>For most Cubans the trio Chávez-Fidel-ALBA translates into
>an equation which is equal to benefits: oil + products in
>stores + financing = no blackouts and a better lifestyle.
>
>And President Fidel Castro, as opposed to the decade of the
>90s, a time and a situation in which he could only offer
>daily sacrifice as a source of hope, now begins by making
>hope tangible by way of discrete but necessary material
>benefits. It is a "hope" people can touch.
>
>But there are other motives for the Cubans' assistance to
>Revolution Square.
>
>"I remember that day vividly, in this same square in 1976,
>when we came to say our last goodbyes to our dead in the
>crime of Barbados and to demand justice. Posada Carriles
>must be brought to trial," says Alberto Fernández, 59.
>
>Alberto was 30 years old when on October 6, 1976, a Cubana
>Airliner with 73 passengers aboard was blown up in mid
>flight a few minutes after taking off from Barbados en
>route to Cuba. There were no survivors. Investigations
>found that explosives had been placed on several places
>aboard the aircraft. Four people were arrested for this act
>of terrorism: Venezuelans Hernán Ricardo and Freddy Lugo,
>and Cubans Orlando Bosch and Luis Posada Carriles (the
>latter a Venezuelan citizen). After a long trial, Lugo and
>Ricardo were sentenced to long prison terms as direct
>perpetrators. Incredibly, Bosch was found not guilty
>because the court did not accept police reports from
>Barbados and Trinidad-Tobago because they were in English.
>Posada Carriles' contacts with the Cuban American extreme
>right in Miami bought him his prison break from de San Juan
>de los Morros penitentiary in Venezuela.
>
>A few weeks later he landed in Honduras, filling the post
>of chief of supplies at Ilopango, created for the support
>of Nicaraguan counterrevolutionaries (the infamous
>"contras"). Posada was part of the team led by Lieut. Col.
>Oliver North, USMC, a member of former President Reagan's
>National Security Council staff. The operation, illegal
>according to U.S. law, caused a worldwide scandal known as
>"Iran-Contra".
>
>Twenty eight years later, Fernández gulps down with
>emotions. A few minutes earlier, Giustino di Celmo, an
>Italian of 84, had given a speech from the rostrum at
>Revolution Square. His son, Fabio, died on September 4,
>1997, in an explosion at the Copacabana Hotel, one of
>several bombs set off in Havana tourist centers by Central
>American mercenaries, hired and trained by Posada Carriles.
>Posada accepted responsibility. In an interview with U.S.
>journalist Anne Louise Bardach which appeared in The New
>York Times on July 13-14, 1998, he declared that Fabio di
>Celmo "was at the wrong place at the wrong time."
>
>"They know he is in Miami and they are hiding him. And what
>about our dead?" asks Orlando Martínez. "Bush made war on
>Afghanistan, invaded Iraq because of the Twin Towers, and
>Posada is neither tried nor expelled," he adds visibly
>upset.
>
>Anyone who tries to gauge Cuban sensitiveness on this issue
>will find hard answers; a fever pitch based on true facts
>gives strength to a national conscience.
>
>Posada Carriles, who has been in the United States
>illegally for almost a month (see "The Santrina Ran Aground
>in Cuba, Progreso Weekly, April 28, 2005), has submitted a
>request of political asylum in that country. In spite of
>accusations by Cuba and even by U.S. politicians and media,
>the Bush administration hasn't stated yet its position on
>the issue, probably facing a difficult decision between
>enforcing the law fairly and with justice or to continue to
>kowtow to the Cuban American extreme right in Miami, for
>whom Posada Carriles - murderer, torturer and terrorist -
>is a "freedom fighter" and a potential whistleblower of
>other dirty actions.
>
>The Cubans that paraded at Revolution Square and cheered
>the speakers had that other powerful motive; demanding that
>the USA abandon once and for all its hypocritical policy of
>"good terrorists-bad terrorists" and let justice prevail in
>the case of Luis Posada Carriles. They have been waiting
>for 40 years.
>
>
>
>
>
>
>*PLR!
>

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