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Premier débrayage dans les CPE le 26 septembre

Nicolas, Thursday, September 18, 2003 - 11:01

FSSS

Le conseil fédéral des centres de la petite enfance de la FSSS–CSN s’est réuni le 11 septembre à Montréal pour organiser les derniers détails de son plan d’action. Ce plan comporte quatre journées de débrayage, dont la première aura lieu le 26 septembre prochain.

Une délégation des syndicats des CPE de la FSSS-CSN s’est rendues vendredi dernier devant un hôtel de Laval où se tenait le Conseil général du Parti libéral du Québec. Ils sont rappelé aux délégués, ministres et députés que deux points majeurs de l’entente de principe qui était intervenue le 28 mars dernier entre le gouvernement et leurs représentantes et représentants n’ont encore trouvé aucun aboutissement.

Les représentantes des syndicats des travailleuses de CPE avaient accepté de surseoir à leurs moyens de pression en juin pour diriger leurs efforts vers la défense du réseau centres de la petite enfance à l’intérieur de la coalition pour la sauvegarde du réseau des CPE. Elles estiment maintenant qu’il est temps de remettre en avant les demandes qu’elles attendent de voir combler depuis 1999.

Les travailleuses des CPE veulent qu’une date soit fixée à compter de laquelle l’équité salariale s’appliquera pour elles. On sait que le cadre général de la Loi sur l’équité salariale prévoit que le 21 novembre 2001 est la date à laquelle doit rétroagir tout ajustement découlant de l’application de la loi, à l’exception des milieux exclusivement féminins. Or, les travailleuses des CPE font partie de cette exception et le Conseil du trésor refuse de fixer cette date. C’est pour cette raison et afin d’obtenir une table de négociation qui permette de régler les questions salariales que ces travailleuses vont exercer des moyens de pression au cours des prochaines semaines.

www.fsss.qc.ca
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Subject: 
Equité salariale avec qui?
Author: 
Labourre
Date: 
Thu, 2003-09-18 14:10

C'Est la joke?


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Subject: 
Garderie à 5$
Author: 
Joe22
Date: 
Fri, 2003-09-19 17:20

[un commentaire n'est pas le lieu de diffusion d'un article qui a été refusé à la validation...]
CMAQ


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Subject: 
Quand on exploite le dévouement...
Author: 
martin dufresne
Date: 
Fri, 2003-09-19 21:51

Si le Conseil du Trésor peut se permettre de refuser de négocier avec les travailleuses des CPE, c'est - entre autres - parce qu'il mise assez cyniquement sur les exigences sexistes de la société à l'égard des femmes.

Culpabiliser les femmes est une stratégie qui a fait ses preuves, en particulier à propos des enfants: comme l'écrit Andrea Dworkin dans Pornography: Men Possessing Women, "une mère n'en fait jamais assez, à moins qu'on ne l'accuse d'en avoir fait trop, et ce quoi qu'elle fasse". 2) La plupart des "théories" qui ont cours en éducation, en psychologie, en travail social et en santé publique sont un procès incessant fait aux mères, dépeintes aux futurs-es intervenants-es comme la pire menace planant sur leurs enfants et les premières responsables des problèmes qu'elles vivent, même si ces difficultés s'expliquent aisément par des manques concrets de ressources essentielles, tout comme dans les CPE.

Ce modèle familial, où les femmes sont tenues pour responsables de tout et n'ont souvent comme compensation pour leur travail qu'une carte mièvre à la "Fête des mères", est probablement le modèle politique qui permet d'ignorer - et même de menacer de désyndicalisation - les travailleuses des centres de la petite enfance. On exploite leur dévouement pour mieux les dépouiller.

Le gouvernement provincial mise sur leur amour des enfants des CPE pour les discriminer et laisser se dégrader - quand il ne les sape pas activement - leurs conditions de travail. Il espère que toute action politique de ces travailleuses leur vaudra la réprobation populaire. Les éditorialistes réactionnaires parleront - c'est sûr - d'"enfants pris en otage" sans assigner un iota de responsabilité au gouvernement Charest, tout comme on voit souvent les médias accuser de "prise d'otages" les mères qui cherchent à protéger leurs enfants au moment d'un divorce en demandant de quoi les nourrir ou en tenant un agresseur à distance. Mais cela risque de changer radicalement.

En effet, le gouvernement fédéral fait preuve de la même stratégie cynique d'exploitation du dévouement des femmes en proposant le retrait, dans une nouvelle Loi sur le divorce - projet de loi C-22 -, de toute reconnaissance du parent qui assure la *garde* effective des enfants. En retirant la notion même de "garde" de la loi (prétendûment pour protéger les sentiments et l'image de celui des parents qui ne fait pas ce travail...), on mise apparemment, à Ottawa, sur le fait que les femmes chercheront suffisamment à protéger leurs enfants pour continuer à leur prodiguer quasi-seules ces soins quotidiens, mais sans que ce travail leur soit crédité.

En effet, si la nouvelle loi est adoptée telle que proposée par le ministre Cauchon (l'ex-avocat de Jean-Guy Tremblay contre Chantal Daigle en 1989!), elles devront le faire sans la reconnaissance et les droits (autonomie, pension alimentaire, autorité) que la loi actuelle du divorce reconnaît plus ou moins à celui des parents qui continue à assurer la presque totalité du travail domestique que lui laissait son conjoint avant la rupture, y compris le soin des enfants.

Pour plus de renseignements au sujet de cet inquiétant projet de réforme, applaudi par les associations de mauvais payeurs de pensions alimentaires, voir http://www.anfd.ca et http://www.owjn.org. Et parlez-en autour de vous!

Martin Dufresne, Secrétaire
Collectif masculin contre le sexisme
mar...@laurentides.net


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Subject: 
l'histoire se répète : attention !!
Author: 
Jean Michel
Date: 
Sat, 2003-09-20 13:43

Comme le disait l'une des participantes à la soirée "Parlons féminisme" qui à eu lieu à la Galerie Rouje pour la journée internationnale des centres de femmes, "Méfiez-vous, l'histoire se répète !".

Elle nous rappellait qu'au cours du XXe s., l'église catholique s'était mobilisée pour tenter de sortir les filles des écoles, un peu comme elle est présentement mobilisée pour empêcher les mariages des lesbiennes et des gais. Aussi, après la 2e guerre mondiale, le gouvernement fédéral a établie une politique poussant les femmes à retourner à la maison.

Voici un extrait de "Un passé composé : Le Canada de 1850 à nos jours" de Jacques Paul Couturier :
«
Puisqu'un plus grand nombre de femmes décident d'avoir des enfants, plusieurs d'entre elles délaissent le marché du travail rémunéré[sic], qu'elles ont investi durant la Seconde Guerre monduale, pour retourner au foyer et s'occuper des enfants, du mari et des tâches domestiques. Certaines choisissent librement cette option ; d'autres s'y voient forcées par diverses mesures du gouvernement fédéral, qui souhaite que les femmes mariées quittent le marché du travail afin de libérer les emplois pour les soldats démobilisés. Ainsi, dès 1946, le gouvernement met fin à son programme de subventions aux garderies, implanté au cours de la guerre. L'année suivante, il réduit de 750$ à 250$ le revenu maximal qu'une femme peut gagner sans que soit touchée l'exemption d'impôt pour marié accordée à son époux. Finalement, en ce qui concerne l'embauche dans la fonction publique, il donne la préférence aux anciens combattants ayant servi outre-mer, ce qui élimine même la plupart des femmes qui ont fait partie des forces armées. » (Couturier, pp. 281-282)

C'est la même chose aujourd'hui : on veut sortir les filles des écoles et du marché "rémunéré" du travail. À l'Université Laval, à la faculté de médecine, on trouve la présence des femmes de plus en plus dérangeante. L'excuse : elles choisissent souvent les mêmes spécialités, ce qui fait que certaines spécialités sont délaissées ; réponse : favoriser l'admission des hommes à celle des femmes en médecine. De même, on sort les filles d'une école pour faire rentrer les gros bras (militaires, policiers, pompiers) : les filles sont encore repoussées au foyer.

C'est certainement dans le même esprit qu'on refuse de négocier avec les travailleuses des CPE.

Jean-Michel


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Subject: 
Non inverse un petit peu ton histoire
Author: 
Labourre
Date: 
Tue, 2003-09-23 21:27

Les syndiquats veulent grossir leur rang pour augmenter le revenu des dirigeants et augmenter le pouvoir de contestation(greve).

Et pour ca ils ont forcer le gouvernement a couper l'allocation familial donc ca force le parent gardien a aller travailler. En forcant les gens a trvaillés ils forcent les parents a faire garder leur enfant dans les CPE (Syndiqué) Ce qui augmente le nombre de syndiqué encore.

En aucun cas on pense au parent qui voudrai rester a la maison. Celui qui veut élever ses enfants est une entrave au systeme.


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Subject: 
Il y a quelque chose qui ne colle pas
Author: 
Nicolas
Date: 
Wed, 2003-09-24 11:56

Il y a quelque chose qui ne colle pas dans ton raisonnement. Seule une minorité de CPE sont syndiqués (285 sur 980 pour un total de 2816 syndiquéEs*). Comme la plupart des CPE ne sont pas issues d'un complot féministe mais de luttes populaires dans les quartiers et de luttes syndicales dans les milieux de travail et comme plusieurs sont en fait des garderies populaires ou coopératives dans lesquelles les salariéEs ont leur place à côté des parents sur les CA, peu de garderies ont ressenties le besoin de se syndiquer. D'un autre côté, la convention collective gagnée par les luttes des CPE syndiqués s'applique à toutes les garderies. Bref, le moins que l'on puisse dire c'est que les syndicats s'y prennent très mal s'ils font ça par opportunisme et corporatisme... En effet, toutes les éducatrices profitent des avancées syndicales mais une minorité cotisent aux syndicats. Cherchez l'erreur.

*Source: Recto-Verso, no 304, p. 33


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Subject: 
Oh c'Est qu'on milite pour en faire plus
Author: 
Labourre
Date: 
Wed, 2003-09-24 16:49

Oh c'est qu'on milite pour en faire plus.

On c'est bien que si le bras de fer avec Charest est remporté par mesdames

les nouvelles employées vont vouloir se syndiqué.


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Subject: 
C'est loin d'être prouvé ça
Author: 
Nicolas
Date: 
Wed, 2003-09-24 18:06

C'est loin d'être prouvé que si les syndiquéEs gagnent la bataille plus d'employéEs vont vouloir se syndiquer. Si s'était vrai, l'ensemble du réseau serait déjà syndiqué (parce qu'à date, les syndiquéEs des CPE ont remportéEs pas mal de batailles, dont la question du régime de retraite récemment). Les gens veulent bien avoir les avantages sociaux mais, à moins d'avoir un problème localement, ne sont pas très chaud à payer des cotisations syndicales "dans le beurre" (puisqu'ils vont avoir les avantages "anyways"). J'ai comme l'impression que tu ne sais pas de quoi tu parles...


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Subject: 
Lol
Author: 
Labourre
Date: 
Wed, 2003-09-24 20:05

Tu me fais rire ca ca qui démontre la en ce moment que le syndiquat est fort donc apres tout les travailleurs vont se rallier du coté des forts.

Oh que oui je sais de quoi je parles. Je connais trop bien la nature humaine. Quand un a plus l'autre veut plus....

Et ca tourne et tourne encore


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Subject: 
Bon, bon, bon
Author: 
Nicolas
Date: 
Thu, 2003-09-25 14:41

Ce que tu n'as pas l'air de comprendre Labourre c'est que dans les CPE les travailleuses peuvent avoir tous les avantages sociaux gagnés par les syndicats sans se syndiquer. C'est à dire que les conditions de travail gagnées par les syndicats s'appliquent à tous les CPE, ceux qui sont syndiqués comme ceux qui ne le sont pas. Donc dans ce contexte, il ne serait pas surprenant que le taux de syndicalisation n'augmente pas malgré une victoire syndicale puisque la victoire en question va s'appliquer à tous et toutes de toute façon. Pourquoi payer une cotisation syndicale si on peut tout avoir sans être syndiqués?


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Subject: 
Meme si le taux augmente pas
Author: 
Labourre
Date: 
Thu, 2003-09-25 23:03

le nombre de garderie augmente donc pour le meme taux ca fait plus de garderie syndiquer donc plus d'argent.

tu te contredis toi meme va voir ton dernier post

Ton dernier article


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Subject: 
vraiment rien...
Author: 
Nicolas
Date: 
Fri, 2003-09-26 05:12

Tu ne comprend vraiment rien au syndicalisme et tu parles à travers ton chapeau!

1. Par rapport au taux de syndicalisation. Si on rajoute de nouvelles garderies, le taux de syndicalisation va nécessairement chuter dans un premier temps à moins que ces nouvelles garderies ne se syndiquent. Il n'y a rien d'automatique. Encore faut-il que les éducatrices veulent se syndiquer et, comme j'essaie de te l'expliquer, le fait que la convention s'applique à toutes sans distinction n'est pas un incitatif. Autrement dit, à moins de problèmes locaux, avec la direction locale de cette garderie là, il y a peu de chances que les éducatrices se syndiquent dans le beurre.

2. L'article que tu souligne ne contredit rien. On parle de deux choses différentes: les éducatrices dans les cpe et les femmes qui ont des garderies en milieu familial lié par contrat aux cpe. Comprends-tu la différence?


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Subject: 
Le nombre de galeries augmentent pas
Author: 
Labourre
Date: 
Fri, 2003-09-26 11:48

Le nombre de garderies augmente pas et le nombre de membre augment quan meme, meme que Charest veut empecher qu'il y en ai encore plus.

Alors c'est si simple qu'il faut que tu essayes de compliquer la chose


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CMAQ: Vie associative


Quebec City collective: no longer exist.

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