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Le naufrage de la convergence

Anonyme, Mercredi, Juillet 31, 2002 - 18:00

Agence Science-Presse

Convergence. Mot magique des gens d'affaires. Qui est sérieusement remis en question depuis que la débandade boursière a fait des siennes, dans le secteur des télécommunications. Et, à présent, dans le secteur scientifique.

(Agence Science-Presse) - Convergence. Mot magique des gens d'affaires des années 90. Qui a été utilisé à toutes les sauces. Qui est sérieusement remis en question depuis que la débandade boursière a fait des siennes, notamment dans le secteur des télécommunications. Et, à présent, dans le secteur scientifique.

"La folie des fusions dans l’industrie pharmaceutique a peu fait pour stimuler l’innovation, sur laquelle son futur s’appuie", commence l’éditorial de cette semaine de la revue scientifique britannique Nature.

Le prix pour produire un médicament a doublé depuis 15 ans: il faut en moyenne calculer 800 millions$ aujourd’hui. Le nombre de nouveaux médicaments lancés chaque année est en déclin, pour cette raison et aussi, parce que les brevets lancés à tous vents ralentissent souvent le processus de la recherche. Ces deux tendances, mises bout à bout, expliquent la quête de profit des dernières années, mais elles ne garantissent rien pour l’avenir: si ça devient de plus en plus cher de créer un médicament, les investisseurs qui ne recherchent qu’un profit rapide seront de plu en plus nombreux à aller voir ailleurs.

Mais comment en est-on arrivé là, demande Nature? Il n’y a pas de réponse unique. En partie, on peut dire que les maladies "faciles" à traiter l’ont déjà toutes été. Les cibles sont maintenant des maux complexes, dont les causes sont multiples (asthme, Alzheimer, etc.), et qui nécessitent en conséquence un mélange de traitements, plutôt qu’une seule pilule. Ou pire encore, un mélange de traitements pharmaceutiques et autres: meilleure alimentation, changements dans le mode de vie, etc. Or, ces "autres" facteurs, les compagnies pharmaceutiques n’ont aucun contrôle sur eux, et ne peuvent en conséquence faire aucun profit là-dessus.

C’est pour contrer cela qu’on a assisté ces dernières années à cette vague de fusions. La production de médicaments devient plus coûteuse? Fort bien, fusionnons, ce qui nous permettra de couper, ont conclu les PDG —moins de gens au travail, par exemple.

Mais le problème, c’est qu’absolument rien ne permet d’affirmer, des années après ces fusions, qu’elles ont fonctionné. Et les compagnies fusionnées font face aux mêmes problèmes, avant et après une fusion: les médicaments coûtent toujours aussi cher, et le taux d’échec (bien des médicaments testés sur des animaux se révèlent soudain inefficaces chez des humains) reste toujours aussi élevé pour les compagnies. Sans parler des projets de recherche, qui sont affectés par les fusions: chaque fois, les chercheurs doivent tout mettre sur la glace pendant des semaines, et parfois, repartir à zéro avec de nouveaux ordres venus "d’en haut". Conséquence: les meilleurs chercheurs désertent, vers les firmes de biotechnologie par exemple.

Ces dernières ont en effet l’allure des petites compagnies Internet de la fin des années 90: des environnements de travail dynamiques, plus humains. Où l’innovation sort à pleines portes. La "grosse" recherche pharmaceutique devrait-elle revenir vers ce modèle ?

Agence de presse scientifique.


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