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USA, terrorisme, ecetera : Recherche ennemi désespérement

vieuxcmaq, Lundi, Septembre 17, 2001 - 11:00

//// **** (tlcwebzine@free.fr)

Ça y est, la 3e guerre mondiale est arrivée. C'est l'onde de choc, le traumatisme mondial...

Ça y est, la 3e guerre mondiale est arrivée. C'est l'onde de choc, le traumatisme mondial. Face à cette déclaration de guerre, cette insulte à la démocratie, à la liberté, à la vie humaine, chaque peuple fait bloc autour de son souverain, les bons citoyens offrent leur sang, on prie, on pleure, on compatit, on est choqué, horrifié, en colère, on exige des représailles. Les drapeaux sont en berne, de par le monde un deuil est décrété. Dirigeants et dirigés, exploiteurs et exploités, tous se retrouvent unis face au malheur et à l'inacceptable. Un-front-commun-contre-le-fléau-du-terrorisme. On appelle ça : l'union sacrée. Mais derrière cette orchestration larmoyante, cette mise en scène sacrificielle, ce scénario de politique-fiction plus vrai que nature, que se cache-t-il réellement ? Pour tous les damnés de la terre, tout cela ne présage rien de bon.

Dans les prochains jours, les attaques menées contre les intérêts américains serviront d'alibi au déclenchement d'une offensive militaire de l'OTAN ou des Etats-Unis avec l'appui de l'Europe et de ses alliés arabes. On parle déjà de l'Afghanistan, de l’Irak ou du Pakistan. Et l'on peut être sûr que les propagandistes du nouvel ordre mondial invoqueront, comme par le passé (guerre du Golfe, des Balkans, du Kosovo…) les arguments de la défense du monde libre et de la démocratie pour légitimer leur projet militariste ; en réalité, il ne s'agit de rien d'autre que d'une nouvelle tentative pour les grandes puissances de consolider leurs positions d'hégémonie sur l'échiquier impérialiste, dans le contexte de rivalités entre puissances constituées (les USA, l'Europe) et puissances en voie de constitution. Mais les exploités du monde entier n'ont rien à gagner dans ce jeu sinistre : ni la liberté formelle, source de leur exploitation quotidienne, brandie par les Etats occidentaux, ni la violence aveugle planifiée par une clique de chefs militaro-religieux ayant pour seule ambition de bouleverser l'ordre international à leur profit et d'instituer de nouvelles formes de domination ne leur seront d'aucun recours dans leurs luttes pour l'émancipation sociale.

Une militarisation de l'Etat, sur l'ensemble de la planète, trouvant sa justification dans la menace terroriste (renforcement des appareils de contrôle et de coercition de l'Etat) est d’ores et déjà à l’ordre du jour. Ainsi, dès le jour de l'attaque aux USA est annoncée en France la mise en place du plan Vigipirate renforcé (phase 2) ; or nous connaissons bien la nature et le rôle de ces "mesures de sécurité" : derrière l'alibi antiterroriste, ce n'est rien d'autre que l'intensification de la chasse aux pauvres, à commencer par les sans-papiers, la surveillance informatisée de nos moindres faits et gestes, la répression immédiate contre tout écart à la norme sociale fixée par les maîtres de nos existences et, de manière générale, l'instauration d'un climat de peur et de suspicion brisant toute solidarité collective contre l'oppression permanente. Bref, rien de tel pour accoutumer mentalement les esprits à la loi martiale et à l'univers totalitaire que l'on nous prépare dans les coulisses du pouvoir.
Cette militarisation des démocraties, ce contrôle et) cette gestion militaire des rapports et des conflits sociaux permet aussi aux Etats de pouvoir enfin s’attaquer aux spectres de ces ghettos sociaux de plus plus difficiles à contenir.
La logique de guerre omniprésente est à l’œuvre aussi bien dans rapports internationaux entre puissances pour l’hégémonie planétaire (plan d’intervention militaires dans toutes les parties du monde, par exemple le plan Colombie, ou les guerres de basses intensités (Chiapas…), gestion humanitaire des rivalités inter-étatiques à travers le rôle dévolu aux ONG et aux organismes caritatifs), mais aussi dans les rapports sociaux de chaque Etat (ghettoisation et ségrégations sociales, gestion carcérale des « nouvelles classes dangereuses », ect).
En dernière analyse, toutes ces mesures, comme tous les discours et toutes les déclarations dont les médias nous abreuvent jusqu’à la nausée, sont destinées à entretenir l'illusion que sans le sang-froid et l'abnégation de nos bien-aimés dirigeants, leurs polices, leurs armées, leurs espions, leurs légistes, leurs diplomates et leurs bureaucraties, nous nous enfoncerions, livrés à nous-mêmes dans la barbarie. Or, c'est de tout le contraire qu'il s'agit : toutes ces institutions ne sont là que pour perpétuer la barbarie, celle des rapports de production capitalistes.

Au plan idéologique, on nous refait le coup de la guerre froide, avec un nouvel ennemi, plus dangereux que le précédent (l'URSS et le "communisme") car insaisissable, intérieur et extérieur, invisible, disséminé, obscur, nulle part et partout à la fois… A nouveau, le monde se structurerait à les entendre en deux pôles antagonistes : le camp des démocraties occidentales, le "monde libre" emporté par les USA contre un monde arabe fanatisé par une caste de dirigeants intégristes… C'est cette présentation des choses, cette absolue falsification idéologique de la réalité qu'il faut dénoncer et combattre. La bipolarisation au niveau mondial ne se fait pas entre les démocraties et les Etats terroristes et leurs bases avancées, mais entre les exploités du monde entier, d'Occident, d'Orient ou d'on ne sait où, et leur exploitation gérée par la clique de dirigeants politiques et économiques internationaux.
L’opération militaire qui se prépare va faire, comme à chaque fois, un massacre parmi la population civile d’un pays (on ne sait pas encore vraiment lequel, très certainement l’Afghanistan) et l’on nous parlera encore de frappes chirurgicales et de dégâts collatéraux. Là, il n’y aura pas les médias pour nous faire pleurer, pas d’images, pas de cris. Ces morts-là, ces souffrances-là, n’auront pas la même intensité, la même importance aux yeux des Occidentaux. Le non-dit des médias et des politiciens peut se résumer ainsi : “ Ce ne sont pas des Occidentaux, ce ne sont pas des civilisés, qu’ils crèvent en silence !

guerre de classe et bande passante
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