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Tout le monde en parle.....

Anonyme, Lundi, Octobre 3, 2011 - 09:36

Michael Walsh

lettre à R-C au sujet de l'émission Tout le monde en parle, à propos du terme abordé concernant les dictateurs.

Émission TOUT LE MONDE EN PARLE en date du 2 octobre 2011

Radio-Canada (télévision)

Entrevue : Chasse aux dictateurs

Il est regrettable qu'on ait fait allusion à Cuba durant cette entrevue, en affirmant que Fidel Castro avait « beaucoup de sang sur les mains » : Affirmation absolument gratuite et sans fondement.

On aurait dû demander à Serge savard, qui a ouvert le bal, pourquoi il s'était fait mettre dehors par le pays. Sans doute que ses ''relations'' n'ont pas été appréciées en regard des valeurs que le gouvernement cubain veut défendre.

Trouvez donc une dictature où les assasinats, les disparitions, les tortures n'existent pas. Ou plutôt, bien sûr à Cuba, à Guantanamo, territoire occupée illégalement contre le gré du pays, par les É-U, que votre invité « chasseur de dictateurs » a si bien louangé.

Les gaz lacrymogènes, n'ont jamais été utilisés depuis le triomphe de la Révolution, ce qui n'est pas le cas au pays qui maintient un blocus criminel depuis plus de 50 ans.

Regardez seulement hier à New York, où l'on a arrêté 700 personnes durant une manifestation pacifique contre la crise économique.

Michael Walsh
Association québécoise des amiEs de Cuba
Québec



Sujet: 
Juste une nuance
Auteur-e: 
Michael Lessard...
Date: 
Mer, 2011-10-05 20:28

À mon avis, je crois que tu dis «Fidel, comme bien des dirigeants d'État, a certainement du sang sur les mains», mais ce n'est pas comparable à nos propres actions d'État.

Sans oublier et sans appuyer la répression passée de Castro, ce n'est rien en comparaison à la marée de sang récente dans laquelle les Occidentaux baignent.  Plus de 100,000 personnes civiles en Irak tuées directement (sous les balles et les bombes), des milliers en Afghanistan (il faut mentionner que des insurgés en ont tuées des milliers aussi), et un nombre incalculable de décès prématurés liés à ces guerres, car les effets secondaires des guerres tuent bien plus que les balles et les bombes.

Tu mentionnes avec justesse que la répression politique existe aussi ici.  Tu as raison d'invoquer Guantanamo Bay, où plus de 600 êtres humains ont survécu dans un climat de désespoir, dans une prison extrajudiciaire et extraterritoriale, pendant 5 à 8 années (c'est selon).  On peut bien mentionner 70 prisonniers de conscience à Cuba, mais cela doit-il nous faire oublier...

  • toutes les personnes arrêtées arbitrairement suite au 11 septembre 2001 (des centaines de Musulmans avaient été arrêtés au hasard, mais on dirait que tout le monde veut oublier cette partie de l'histoire)
  • toutes les personnes déportées par les États-Unis vers la torture à travers le monde (Syrie, Guantanamo Bay, etc.)
  • toutes les personnes battues ou abattues par des agents aux États-Unis
  • celles exécutées formellement,
  • etc.

Au G20 à Toronto, la police a exercé une répression politique, c'était tout à fait extrajudiciaire, tout comme à New York tout récemment.

Le gouvernement Harper veut donner à la police et aux agents équivalents le pouvoir arbitraire d'accéder aux courriels et à l’utilisation Internet de n'importe qui sans mandat judiciaire.  Si Harper et ses alliés arrivent à nous imposer une telle violation grave de nos droits et libertés, ce sera notre propre dictature qu'il faudra chasser.

Michaël Lessard [me contacter]

Média communautaire à Québec - de la démocratie en action, et la démocratie, c'est vous !
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Siriel-Média www.siriel.info


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Sujet: 
tout le monde en parle
Auteur-e: 
Michael Patrick...
Date: 
Dim, 2011-10-09 19:21

Non, je n'ai pas voulu apporter de nuance, que Fidel aurait plus ou moins de sang sur les mains que quelques autres dirigeants de pays que ce soit.

Qu'on nous apporte des listes de personnes disparues, torturées ou assasinées, dont Fidel ou le gouvernement révolutionnaire seraient responsables, et là, on pourra jaser.

Un jour, Michaël, tu m'as dit qu'il ne fallait rien dire contre Fidel Castro, qu'aussitôt je m'empressais de prendre sa défense. C'est vrai, et je t'ai répondu qu'il fallait m'apporter des faits et non seulement des insinuations sans fondement.

Si du sang a coulé dans les moments de lutte dans la Sierra Maestra, contre l'armée de Batista, je peux le concevoir, il ne pouvait y en être autrement pour mettre fin à cette dictature sanguinaire. Bien sûr que cette lutte de libération, appuyée par la majorité des cubainEs ne pouvait se faire à coup de mouchoir. Il ne faut pas oublier que le mot d'ordre des révolutionnaires dirigéEs par Fidel était qu'il y ait le moins possible de sang versé et qu'il fallait plutôt faire des prisonniers, qu'on relâchait par la suite.

Si on veut parler du sang versé en Angola ou ailleurs en Afrique, il faut savoir que l'implication de Cuba dans cette lutte contre l'apartheid, revêtait d'un soutien internationaliste, solicité par les dirigeants africains de l'époque . Il faut aussi souligner que l'envoi de soldats cubains pour aller combattre auprès de leurs frères contre l'armée raciste d'Afrique du Sud, appuyée par les É-U, s'est fait sur une base volontaire, à titre de contribution internationaliste. Rien à voir avec une guerre impérialiste,
Car tout ce qu'ont rapporté les soldats cubains en retour, sont les cercueuils de leurs compatriotes morts au combat.

Ceci n'est pas étrangé au fait que Nelson Mandela a tant d'estime pour Fidel Castro, reconnaissant que Cuba avait beaucoup fait pour l'Afrique en manifestant concrètement son appui et sa précieuse contribution à la fin de l'apartheid.

Bien sûr qu'il a coulé du sang à Cuba depuis tout ce temps,
plus de 3000 morts et 2500 handicapéEs. Et ceci, suite aux différentes actions terroristes effectuées à partir du territoire américain, contre Cuba,tolérées et financées par le gouvernement US.

Tout le reste n'est que foutaise, orchestrée par la puissance qui s'applique à démoniser les dirigeants qui ne sont pas d'accord avec elle.


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Sujet: 
Sur la répression de ses
Auteur-e: 
Vieux Sympathis...
Date: 
Dim, 2011-10-09 23:37

Sur la répression de ses propres exploités à Cuba, il faudrait des « preuves », des noms, etc. Mais les révolutionnaires ne fonctionnent pas comme ça : le rôle d'un État est de maintenir l'ordre capitaliste parmi les exploités - d'où d'ailleurs une question en passant : en quoi le gouvernement cubain a-t-il jamais été « révolutionnaire »? L'État est un « appareil spécial de répression » (Lénine) contre les exploités : il utilise donc son monopole de la violence pour réprimer, c'est sa fonction. Et cette répression prend touts les formes possibles, y compris lorsque le pays ouvre ses frontières et que les habitants de Cuba cherchent immédiatement à fuir par n'importe quel moyen la misère et la répression sur l'île. Le gouvernement de RDA disait lui aussi qu'il n'avait pas de sang sur les mains, qu'il n'y avait pas de disparus, etc. Ça n'empêche pas que c'était une puissante dictature qui tenait ses propres habitants enfermés dans leur propre pays, sous le joug d'une police politique sans pareille. De ce point de vue, Cuba a un avantage pour sa bourgeoisie cubaine et sa police : c'est une île !

Quant à l'intervention cubaine en Angola, la justification de M. Patrick ne peut que faire rire : c'est exactement celle avec laquelle l'URSS nous expliquait que ses interventions en RDA en 1953, en Hongrie en 1956, en Tchécoslovaquie en 1968, en Afghanistan en 1979 n'étaient pas des interventions impérialistes pour défendre son pré-carré de puissance capitaliste contre ses ennemis. Bien entendu, tous les soldats étaient « volontaires » ! Comme les Chinois pendant la guerre de Corée, qui pour la plupart ne comprenaient pas ce qu'ils faisaient là ! Que Cuba en tant que tel n'ait rien eu à gagner dans l'affaire est possible, il n'empêche que c'était bien une intervention militaire qui n'avait rien d'internationaliste dans une lutte entre deux blocs aussi impérialistes l'un que l'autre ! Le fait que le l'ANC était un parti stalinien inféodé à Moscou ne modifie en rien cette appréciation, bien au contraire. Du reste, pour nous démontrer que cette intervention de Cuba n'était pas impérialiste, il faudrait nous démontrer que l'URSS et ses satellites n'étaient pas des pays capitalistes, et par conséquent aussi impérialistes que ceux qu'ils combattaient ; et là, nous attendons l'analyse de M. Patrick avec une grande attention…

Quant à l'internationalisme, il n'a jamais consisté à exporter ses forces militaires : c'est la reconnaissance que les exploités ont des intérêts communs partout sur terre, par-delà les frontières et les divisions nationales, et la défense de ces intérêts. Aux dernières nouvelles, les Castro Brothers ne sont pas exploités, pas plus que l'ANC qui est toujours au pouvoir en Afrique du Sud ; ce sont même eux qui exploitent les prolétaires cubains et africains. Ils ne sont donc pas internationalistes et n'ont pas vocation à l'être ni à le devenir. Ce sont des bourgeois qui exploitent leur force de travail nationale et en vivent, point.

Que les Etats-Unis soient une puissance impérialiste particulièrement accrochée à ses positions et à sa place d'impérialisme dominant, c'est une chose. Que les autres pays qui n'ont pas les moyens militaires des États-Unis soient des agneaux, c'en est une autre. Tous les États sont impérialistes, du plus grand au plus petit, à la mesure de leurs moyens évidemment. Mais le fait d'avoir peu de moyens ne change rien à la nature impérialiste de tous les États sur terre, vu qu'ils sont tous aussi capitalistes les uns que les autres. Que l'État soit le principal capitaliste dans un pays ne change rien aux rapports de production pour les exploités : ils sont simplement exploités directement par leur propre État. Mais ça ne change rien au fait qu'il faudra renverser aussi cet État capitaliste.


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Sujet: 
La preuve est qu'alors
Auteur-e: 
Michael Lessard...
Date: 
Lun, 2011-10-10 15:42

La preuve est qu'alors qu'une seule de mes phrase disait que Castro avait, comme tout chef d'État, du sang sur les mains, cela a suffit pour occulter tout le reste de mon commentaire pourtant beaucoup plus important. Dans une forêt de crimes commis par les États-Unis et bien d'autres, un petit arbre abordant les violations castristes capte ta réaction défensive. Ironiquement, ta réponse m'oblige à parler du gouvernement cubain...

Personnellement, que l'on se de gauche ou de droite, c'est la vérité qui prime si on sert réellement le peuple. Le fait est que les dissidents au régime ou au système sont harcelés et parfois arrêtés sans accusations claires. Ça arrive au Canada parfois aussi remarque. Et oui, je fais 100% plus confiance à Amnistie Internationale qu'au gouvernement cubain et à tout autre gouvernement faut dire.

Mon commentaire disait qu'il avait certainement du sang sur les mains comme tout chef d'État. Je faisais référence à une période après la révolution où, par exemple, des étudiant-es crevaient en prison. Même la gauche internationale a été obligé, après quelques années, à demander à Castro d'arrêter ces représailles. C'est un fait historique il me semble, mais c'est du passé.

Si, imaginons par exemple, que je défende un parlement révolutionnaire en Tunisie et dénonce les actions antidémocratiques d'autres pays envers le peuple tunisien, est-ce que cela m'empêcherait de reconnaître toute erreur ou violation commise parfois par ce même parlement ?

Chavez non plus n'est pas parfait. Est-ce que la moindre critique ou dénonciation est un geste contre-révolutionnaire ?

M'enfin, l'essentiel est que la situation et la démocratie à Cuba s'améliore sans cesse. Il n'empêche que plusieurs manifestations et commentaires politiques sont reçus par des actes harcèlement, d’intimidation, d'arrestations arbitraires, etc. Et que dire de la liberté de presse. Bon, les arrestations arbitraires nous connaissons cela aussi au Canada.

Mon commentaire original terminait en mentionnant en gras que le gouvernement Harper veut donner le pouvoir arbitraire aux policier.ières de violer la vie privée (droit humain) de quiconque sans mandat judiciaire.

Michaël Lessard [me contacter]


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Sujet: 
````les dissidents arrêtéEs....
Auteur-e: 
Michael Patrick...
Date: 
Lun, 2011-10-10 20:58

Bien au contraire, les soi-disants ''dissidents'' sont parfois arrêtés pour des raisons bien claires, même si leurs bailleurs de fonds (USA) tentent de s'en servir pour justifier leur blocus criminel et génocide contre Cuba. Ils ne sont pas poursuivis devant les tribunaux en vertu de lois concernant la liberté d'expression, mais bien pour avoir enfreint les lois contre la sécurité de l'État. Payés,dirigés par la puissance qui a à son agenda le renversement du système socialiste en vigueur dans l'Ile.

À peu près tous les pays( É.U. Canada, Europe ) ont légiféré des lois semblables pour protégér leur souveraineté ; suffit de vérifier les différents articles de ses législations pour s'en rendre compte.
À la différence que des dizaines de prisonniers de conscience croupissent, par exemple, dans les prisons étasuniennes, et qui n'ont pas eu la chance, comme ce fût le cas récemment à Cuba, de retrouver la liberté après quelques années de détention.

Avec tout le respect que je dois à Amnistie Internationale, il est à souligner que ces derniers n'ont pas mis les pieds dans l'Ile depuis quelques décennies. Leur rapport produit depuis ce temps sont basés sur des faits qui leur sont rapportés par diverses organisations ''dite'' des droits de l'homme oeuvrant à Cuba, organisations encore une fois où il a été démontrée, pour la plupart d'entre elles, qu'ils avaient été mise sur pied à l'aide du financement provenant de l'extérieur dans le seul but de salir l'image du pays.

avec les révélations de Wikiliks, un haut responsable américain affirmait dans une note relevée dans des documents secrets, que la majorité des ''dissidents'' sur place était en perte de crédibilité et qu'il fallait désormais se tourner vers la cyber information, former des blogeurs afin de poursuivre la tâche qu'incombe à l'administration américaine, c'est-à-dire, discréditer le système en vigueur à Cuba.


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Sujet: 
....le sang sur les mains,,
Auteur-e: 
Michael Patrick...
Date: 
Lun, 2011-10-10 21:20

salut Michaël

Tu dis que c'est démontrable, Castro a certainement du sang dans les mains. Alors, démontres-le moi !

Les anti-castrises de Miami, les organisations mafieuses cubaines ont monté une accusation, il y a quelques années, pour accuser Fidel devant une cour internationale, pour crime de guerre, crime contre l'humanité. Tu sais quelles preuves ils ont déposées ? : dans les premières années de la Révolution, un véhicule cellulaire, avec prisonniers à bord avait eu à se déplacer, par une chaleur ardente. À son arrivée à la destination, d'aucuns prisonniers avaient suffoqué dû à la chaleur extrême. Voilà, les seules preuves, qu'ont pû trouver les anti-castristes, appuyés par les services secrets américains, pour tenter de poursuivre Castro.

Oui, il y a eu du sang versé dans les premières années de la Révolution: des bandes armées par la CIA ont tenté de renverser le jeune gouvernement révolutionnaire: des assasinats de paysans, dans l'Escambray, assasinats d'alphabétisateurs avec leurs élèves par la CIA, etc..

J'insiste encore: DES FAITS, DES LISTES, DES TORTURÉES, DES DISPARUES, autre chose que présumer qu'en tant que chef d'État, Fidel a bien dû, lui aussi, faire verser du sang.


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Sujet: 
La plupart des États n'ont
Auteur-e: 
Vieux Sympathis...
Date: 
Mar, 2011-10-11 01:32

La plupart des États n'ont pas de torturés ni de disparus à leur actif, et ça n'empêche pas que ce sont des dictatures bourgeoises qui exploitent impitoyablement leurs prolétaires. Cuba n'a rien de différent sur ce point, si c'est ce que M. Patrick veut entendre. Mais nous raconter que la police politique est composée d'anges et que le séjour dans les prisons cubaines est une sinécure, il faudrait éviter de nous prendre pour des imbéciles. Ceci dit, c'est valable partout : la répression des exploités a pour but essentiel de faire peur. Mais la misère affreuse qui règne à Cuba et qui ne fait que s'aggraver n'est-elle pas en soi un crime ?…

Ceci mis à part, pas de réponse de la part de M. Patrick sur l'intervention militaire impérialiste de Cuba en Angola, ni sur la présence de conseillers militaires cubains à droite et à gauche (à Grenade avant l'intervention américaine, par exemple), ni sur la nature soi-disant socialiste du régime cubain, qui n'a jamais été je le répète qu'un mensonge stalinien. Il faudrait peut-être se centrer sur ce qui est important.


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Sujet: 
Ils me font rire les
Auteur-e: 
PL
Date: 
Mer, 2011-10-05 22:35

Ils me font rire les apologistes ad nauseam de Cuba. Il faut déjà préciser ce choix de champ lexical que consiste « amiEs de Cuba » : encore serait-il plus juste d'écrire « amiEs de Fidel », à moins que ces mêmes gens prétendent que Fidel incarne à lui seul Cuba, à l'image d'un Führer, d'un Caudillo ou d'un Lider Maximo ? Depuis quand le nom de Fidel est-il synonyme de celui de Cuba ? C'est simple : depuis que Fidel s'est approprié l'île, remplaçant la bourgeoisie locale par la bureaucratie pseudo-populaire. Il y a bien des révolutionnaires qui sont passés par Cuba historiquement. Parmi ceux-ci, certains qui ont véritablement aidés à la progression de la justice sociale dans leurs pays respectifs et bien au-delà, comme Malatesta ou Durruti par exemple. Mais ces révolutionnaires là ne forçaient pas le peuple à s'étouffer avec la soupe nationaliste. « Patria o muerte ! » Tel est le slogan rabâché à tous les coins de rue, sur les pièces de monnaie qui s'échangent comme le fait l'idéologie qui domine sur cette île. Idéologie recrachée par des « amiEs Fidel » qui s'amuse à nous faire croire, comme au temps de la grossière guerre froide, que l'opposition entre Cuba et les USA implique nécessairement un bon et un mauvais côté. Et que ce bon côté, cette authenticité révolutionnaire gardée pure depuis 1959, est très peu critiquable et bien davantage souhaitable. Le système de santé cubain n'est-il pas meilleur, après tout, que celui que nous avons en Amérique du nord ? Et l'impérialisme n'a-t-il pas fait cent fois plus de victimes de par le monde que le gouvernement castriste ? Et le blocus ?

Toutes ces affirmations positivistes à l'égard du régime cubain sont justifiées en comparaisons à ce qui se fait ailleurs, et surtout aux USA. « Chez nous, il y a des problèmes, mais ce n'est rien comparé aux vôtres, et d'ailleurs nous avons déjà trouvé des solutions à certains d'entre eux ». Logique simpliste pour faire perdurer une mystification vieillotte qui a pour objectif de consolider le pouvoir de classe qui sévit à Cuba. L'appareil bureaucratique, fort expérimenté et protégé par l'armée, a toujours pris le peuple en otage en invoquant son nom et en travestissant des termes comme « démocratie », « justice » et, surtout, « communisme ».

« Les gaz lacrymogènes n'ont jamais été utilisés à Cuba depuis 1959 ». Michael Walsh a une longue carrière de disciple castriste derrière lui et cette affirmation digne des perroquets des partis communistes d'Europe de l'ouest à l'époque (la bonne époque ?) le prouve de façon très significative. Peut-être Michael Walsh ignore-t-il que le rôle de la police est de réprimer mais aussi de dissuader ? Il feint de méconnaître une situation pourtant très réelle à Cuba : la police en uniforme est omniprésente en même temps qu'elle se retrouve chez un nombre extrêmement important de collaborateurs du régime, de membres d'organisations de la jeunesse (UJC) et du parti. Ce climat de paranoïa est entretenu par le régime, en invoquant par exemple une intervention militaire US qui serait à tout moment sur le point d'arriver, tout simplement parce que la peur consiste en son socle. Et cette peur, elle se matérialise dans la rigueur, la discipline et l'obéissance des différents acteurs et actrices de la société cubaine. Les gaz lacrymogènes n'ont pas besoin d'être utilisés. Du moins, pas encore.

En bon ami du régime, Michael Walsh me répliquera vraisemblablement que je parle à travers mon chapeau (et lui à travers son béret guévariste). Il se trouve que je me suis rendu cinq fois à Cuba (de 2002 à 2006) pour mettre en pratique la phrase du Che : « El trabajo voluntario es una escuela creadora de conciencia ». Et en effet, ma conscience a été bien travaillée. J'ai pu constater de visu des cubains membres d'organisations gouvernementales, cartes du Parti en main, m'avouer qu'il leur était très difficile de parler honnêtement. J'ai pu entendre des cubains, bouteille de rhum à la main cette fois, sur le Malecon, cracher leur haine des USA autant que celle de Fidel, de l'armée et du Parti. Et, sans jeter un voile devant mes yeux qui m'obstruait la vision comme notre bon ami castriste le fait si souvent, j'ai vu des jeunes cubains qui marchaient avec moi se faire contrôler, se faire arrêter, et quelques fois s'échapper en courant, les jambes à leur cou, poursuivit par des policiers muni de matraques bien plus longues que celles de nos miliciens locaux. Michael Walsh aurait sûrement besoin de travailler un peu plus. Et pas qu'avec les autorités qui se courbent automatiquement devant les ordres du Parti, comme ce misérable journaliste du Granmà et ancien du Journal de Montréal Jean-Guy Allard, véritable souffleur théâtral du régime qui n'a pas de honte à se dorer la pilule au soleil de l'idéologie castriste.

Il y a bien de belles choses à Cuba, et de bien belles personnes. On sent là un esprit de lutte qui souffle sur l'île depuis bien avant Castro. Et qui saura un jour en terminer avec lui et ses acolytes.


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Sujet: 
Sur Cuba et la nature bourgeoise de ce régime
Auteur-e: 
Vieux Sympathis...
Date: 
Jeu, 2011-10-06 00:38

Je soutiens totalement ce que dit le précédent commentaire, mais j'aimerais apporter une ou deux précisions.

Dire que « Castro n'a pas de sang sur les mains » est un mensonge patent : outre la répression constante des exploités qui se traduit pour n'importe qui sait voir par la peur abjecte qu'ont les Cubains de leur propre police, il faudrait éviter d'oublier l'intervention impérialiste de Cuba en Angola dans les années 70 ; les adorateurs du stalinisme ont la mémoire courte dès lors qu'il s'agit de se rappeler les hauts faits d'arme du camp qu'ils défendent ; un petit rappel s'impose : Cuba est un Etat capitaliste aussi impérialiste que n'importe quel autre.

Quant à la comparaison que fait M. Lessard entre le sang qu'ont les uns et les autres sur les mains, elle est extrêmement glissante : dès qu'on commence à faire la comptabilité des cadavres dans les placards de la bourgeoisie, on oublie 1) que c'est une question de MOYENS de sa part, et 2) que ça ne change rien à sa nature de classe exploiteuse et belliciste.

Bien sûr, tout le monde préfèrera vivre en Suède plutôt qu'en Irak ; mais d'une part, avons-nous le choix ? et d'autre part, qu'est-ce que ça change sur la nature des bourgeoisies irakienne et suédoise ? De toutes les manières, malgré le mensonge démocratique dont elle se couvre, le jour où la bourgeoisie suédoise sera face à la révolution prolétarienne, elle fera comme toutes les autres : elle tirera, elle emprisonnera, elle torturera. La passivité de la classe ouvrière cubaine, son état de misère et sa porosité à l'idéologie nationaliste ont permis aux Castro Brothers et à leur clique de staliniens tropicaux de garder le pouvoir sans avoir à tirer en pleine rue sur des manifestations. Ça ne durera pas : la crise capitaliste va frapper encore plus durement les pays pauvres, et le niveau de vie à Cuba va inévitablement encore dégringoler vers des profondeurs insondables. La récente tentative de l'Etat cubain de licencier un demi-million de fonctionnaires en est la preuve. Et il n'y a pas besoin d'invoquer le blocus pour expliquer ça.

Il serait également bon que les « valeurs » soi-disant défendues par l'ordre bourgeois cubain et vantées par M. Walsh nous soient un peu expliquées : à part comme le dit le commentaire précédent le répugnant « patrie o muerte !» qui n'est qu'un cri de guerre bourgeois, repris par pour TOUTES les bourgeoisies du monde, qu'est-ce que cette dictature capitaliste, exploiteuse et impérialiste peut bien avoir à vanter ?…


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Sujet: 
Les flatteries de Castro sur Jean-Paul II
Auteur-e: 
Steve Tremblay
Date: 
Mar, 2011-10-11 09:12

Castro un dirigeant bourgeois comme les autres même pire parce qu'il réussit à faire croire que le capitalisme d'état cubain, c'est du socialisme.
En 2005 dans le journal Notes Internationalistes, j'écrivais ceci:
Ton départ nous peine, ami inoubliable” dixit Fidel Castro. Et d’en rajouter “Repose en paix, infatigable combattant pour l’amitié entre les peuples, ennemi de la guerre et ami des pauvres”. Le gérant du capitalisme d’État cubain a volontairement masqué la véritable action de Jean-Paul II: mépris des femmes, opposition à la contraception, particulièrement en Afrique, chasse aux sorcières contre les “théologiens de la libération”, etc. En plus, le Conseil d’État cubain a décrété trois jours de deuil officiel. Menteur et hypocrite comme le pape, Castro s’est joint au cortège des chefs d’État bourgeois du monde entier pour pleurer sur le cadavre de Jean-Paul. Selon le magazine Forbes, Castro fait partie des 400 bourgeois les plus riches du monde, devançant largement la Reine Élisabeth II. Fidel Castro, en tant que représentant de la bourgeoisie d’État cubaine, ton départ ne nous causera aucune peine et il sera un bon débarras pour la classe ouvrière!


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Dossier G20
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Très beau dessin: des oiseaux s'unissent pour couper une cloture de métal, sur fonds bleauté de la ville de Toronto.
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