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Le Canada maintient la ligne dure à l'endroit de Paola Ortiz, dont la déportation est prévue pour vendredi

CMAQ via Mic, Mercredi, Septembre 21, 2011 - 16:37

photo de la mère avec ces deux jeunes enfants, petits garçon et fillesVoici, via un communiqué de presse de Solidarité Sans Frontières, les dernières nouvelles de Mme Ortiz, cette mexicaine mère de deux enfants, menacée de déportation par le gouvernement canadien. Sa déportation est prévu ce vendredi matin. Il est encore temps d’agir !
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Extraits :

Mme Ortiz a décidé de partir sans ses deux enfants de 2 et 4 ans, souffrant d'autisme et de problèmes auditifs, considérant qu'ils sont moins en danger au Québec qu'au Mexique.

Une manifestation a eu lieu ce matin devant l'ASFC, au moment du rendez-vous de Paola Ortiz.

M. André Boulerice, ancien ministre de l'Immigration du Québec : « Il s'agit d'une décision odieuse sans aucune humanité.  On dénie le droit de deux enfants citoyens canadiens, du droit d'être avec leur mère », a-t-il déclaré.

Pour Alexandra Pierre, de la FFQ, « En voulant expulser Mme Ortiz, les autorités se font complices de la violence faite aux femmes et de sa banalisation.  Elles mettent aussi sous le tapis leurs obligations envers les enfants nés sur le territoire canadien », a-t-elle affirmé.


 

Le Canada maintient la ligne dure à l'endroit de Paola Ortiz, dont la déportation est prévue pour vendredi

Montréal, le 21 septembre 2011 – L'État canadien maintient la ligne dure et compte procéder à la déportation de Paola Ortiz en dépit de l'important soutien populaire que la femme d'origine mexicaine a reçu depuis quelques jours.

Lors de son rendez-vous de ce matin, auquel elle n'a pu être accompagnée, Mme Ortiz a reçu un nouvel avis de déportation de la part de l'agente Mme Liette Malenfant de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).  Mme Ortiz devra se présenter ce vendredi, le 23 septembre, aux bureaux de l'ASFC, rue Peel, à 6h du matin, d'où elle sera escortée jusqu'à l'aéroport Pierre-Elliot-Trudeau, en direction de Mexico.

Solidarité sans frontières dénonce l'ignominie de cette décision et le silence des autorités fédérales et provinciales.

« Le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, a déclaré qu'il n'y avait aucune raison d'intervenir dans cet ordre d'expulsion, alors que les situations de violence vécues par de nombreuses femmes au Mexique et l'impunité presque complètes dans laquelle opèrent les agresseurs sont des réalités connues et documentées», rappelle Sophie Schoen, de Solidarité sans frontières. « Contrairement à ce qu'il a déclaré mardi, le ministre Toews a encore le pouvoir d'intervenir dans le dossier et d'accorder un sursis de déportation à Paola, ajoute Sophie Schoen. Il doit savoir qu'il sera tenu pour responsable du sort de Paola et de ses enfants si celle-ci est renvoyée au Mexique. »

Mme Ortiz a décidé de partir sans ses deux enfants de 2 et 4 ans, souffrant d'autisme et de problèmes auditifs, considérant qu'ils sont moins en danger au Québec qu'au Mexique.

Une manifestation a eu lieu ce matin devant l'ASFC, au moment du rendez-vous de Paola Ortiz. Elle réunissait plusieurs représentants de groupes de femmes, dont la Fédération des femmes du Québec (FFQ), le Regroupement des centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) et le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale. Toutes ont dénoncé le déni du danger que représente cette déportation pour Paola Ortiz, victime de violence de la part de son ancien conjoint, agent de la police fédérale du Mexique.

Était également présent rue Saint-Antoine, M. André Boulerice, ancien ministre de l'Immigration du Québec : « Il s'agit d'une décision odieuse sans aucune humanité. On dénie le droit de deux enfants citoyens canadiens, du droit d'être avec leur mère », a-t-il déclaré.

Pour Alexandra Pierre, de la FFQ, « En voulant expulser Mme Ortiz, les autorités se font complices de la violence faite aux femmes et de sa banalisation. Elles mettent aussi sous le tapis leurs obligations envers les enfants nés sur le territoire canadien », a-t-elle affirmé.

Le cas de Paola Ortiz a reçu l'appui de plus d'une trentaine de groupes et de plus de deux cent individus. Tous et toutes sont unanimes dans leur dénonciation de la déportation de Mme Ortiz et demandent à ce qu'elle puisse rester au Canada, avec ses enfants.

 

Alexandra Pierre

Organisatrice communautaire, responsable des dossiers de lutte

contre le racisme et les discriminations

tél: (514)876-0166, poste 1503 / téléc: (514)876-0162

apie...@ffq.qc.ca

www.ffq.qc.ca

 

[ Photo-source: site No One Is Illegal-Montréal.]



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