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Petition contre l'extradition de Cesare Battisti

Anonyme, Mardi, Avril 20, 2004 - 14:41

Mauvais Genres

En 1985, la République française a donné sa parole et s’est engagée formellement à ne pas extrader et à accorder l'asile aux réfugiés politiques italiens rescapés des « années de plomb », c’est-à-dire de cette quasi guerre civile qui secoua l’Italie de 1968 jusqu'au sein des années 80. Et c’est sur la foi de cette parole d’État, d'ailleurs confirmée une énième fois avec force en 1998 sous le gouvernement de Lionel Jospin et la présidence de Jacques Chirac, et avalisée par l'octroi à tous d'un titre de séjour, que de nombreux exilés italiens se sont installés en France, dans cette « terre des droits de l’Homme » qui leur offrait un refuge. C’est cette parole de la France qui risque d'être aujourd'hui reniée.

Nous sommes déjà plus de 20 000 à avoir signé la pétition contre l’extradition de Cesare Battisti, que réclame l'État italien à la France. Cette mobilisation a contribué à obtenir sa mise en liberté, prononcée le 3 mars par la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris. Mais rien n’est gagné, car cette liberté n'est que provisoire, et c’est le 7 avril (à présent le 12 mai) que cette même Chambre examinera la demande d’extradition. Nous devons donc dès aujourd’hui maintenir et élargir la mobilisation. Il ne nous reste que peu de temps pour agir. Peu de temps aussi pour convaincre et faire connaître la légitimité absolue d’une cause que certains médias s’acharnent à dénaturer, n’hésitant pas à prononcer des accusations haineuses et mensongères, et à réécrire des pans entiers de l'histoire italienne.

En 1985, la République française a donné sa parole et s’est engagée formellement à ne pas extrader et à accorder l'asile aux réfugiés politiques italiens rescapés des « années de plomb », c’est-à-dire de cette quasi guerre civile qui secoua l’Italie de 1968 jusqu'au sein des années 80. Et c’est sur la foi de cette parole d’État, d'ailleurs confirmée une énième fois avec force en 1998 sous le gouvernement de Lionel Jospin et la présidence de Jacques Chirac, et avalisée par l'octroi à tous d'un titre de séjour, que de nombreux exilés italiens se sont installés en France, dans cette « terre des droits de l’Homme » qui leur offrait un refuge. C’est cette parole de la France qui risque d'être aujourd'hui reniée.

Cesare Battisti, écrivain, vit à Paris depuis quatorze ans avec ses deux enfants. Ancien militant italien, il fut jugé dans son pays par contumace (c'est-à-dire en son absence), pour des faits liés aux affrontements politiques et sociaux d’alors, notamment pour des homicides qu'il a toujours niés. Il y fut condamné, comme de nombreux autres, sur la base des déclarations de « repentis », c’est-à-dire de ceux qui marchandaient leur honneur en échange d'une réduction de leur propre peine, voire souvent de sa suppression. En cas d’extradition, Cesare Battisti ne bénéficiera d’aucun nouveau procès en Italie, et y sera aussitôt emprisonné à vie.

Les faits qui font l'objet de la procédure d'extradition en cours sont les mêmes que ceux déjà examinés il y a treize ans par la Chambre d'Accusation de la Cour d'Appel de Paris qui, par deux arrêts rendus le 29 mai 1991, a déclaré Cesare Battisti non extradable. Une décision définitive, et incontournable, par aucun Gouvernement, a donc déjà été prise, refusant cette extradition. Or, selon le principe au nom duquel « on ne juge pas deux fois la même chose », principe fondamental dans un État de Droit, les arrêts de 1991 ne peuvent plus être remis en question, sans que cela constitue, de fait, une entorse gravissime aux fondements de notre droit.

Le cas de Cesare Battisti concerne tous les réfugiés politiques italiens aujourd’hui abrités en France, et qui, comme lui, bénéficient de la parole donnée par notre pays, ainsi que des régularisations administratives qui l'ont consolidée.

En accédant à la demande d’extradition formulée à l'encontre de Cesare Battisti par le gouvernement italien, ainsi qu'en acceptant toute autre visant ces réfugiés italiens, la France se rendrait coupable de trahir et son Droit, et sa parole d’État. Or c’est sur le respect constant de ces valeurs que se fonde la solidité de la République. Cette République, sa parole, sa loyauté, son droit, il nous faut les défendre.

Nous, citoyens français, attachés aux valeurs du Droit et de la République, nous refusons que la justice française soit bafouée, que l’autorité de la « chose jugée », c'est-à-dire d'un jugement définitif, soit remise en cause. Nous refusons également que notre pays ne respecte pas sa parole. C’est pourquoi nous demandons à la justice française de rejeter la demande d’extradition de Cesare Battisti.

Défendons la parole de notre pays, défendons sa justice, défendons notre République : refusons l’extradition de Cesare Battisti et de tous les autres réfugiés italiens.

Plus de 23 000 personnes ont déjà signé la pétition.

Signez la pétition: http://www.mauvaisgenres.com/peti/index.php



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