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Syndicat du transport de Montréal Bourgeois

Anonyme, Lundi, Novembre 17, 2003 - 09:32

un anar

En ce lundi, une grève aux heures creuses, pour permettre aux vestons cravates d'aller travailler, et aux autres de se faire chier.

Je viens d'apprendre que les 2050 employéEs d'entretien de la STM tombent en grève partielle. si je comprends bien la situation, ils-elles veulent aménager le capitalisme de sorte à en obtenir le plus d'avantages: augmenter leurs conditions de travail. Que leur lutte soit réformiste au possible, va encore. Ce sera pas la première... mais leurs méthodes de grève me laissent comme un arrière goût de, comment dire, marde.

Nos charmantEs camarades ouvriers-ères ont décidé de faire, en ce lundi, une grève partielle. En effet: "Le service de transport en commun sera assuré à 100% de 5h30 à 9h le matin, de 15h à 18h30 en fin d'après-midi et de 23h à 1h du matin. Entre ces heures, il n'y aura pas de service d'autobus ni de métro." (La Presse - Bourgeoise)

C'est tout à fait pathétique: au lieu de perturber les bonnes gens qui vont au travail, au lieu de mettre un bâton dans l'engrenage du système, un os dans le tofu, on va enfourcher les merdes qui n'ont pas la chance de faire du 9 à 5. Les merdes artistes, les merdes qui étudient, les merdes sul bs, les merdes qui travaillent à une autre osti d'heure que l'osti d'heure où tout le monde travaille. Donc, pour nous enfourcher au max, et pour ménager le capital au max, le syndicat a eu cette brillante idée. Ben vous êtes récupéréEs jusqu'au trognon pis on est pas du même bord de la barricade, vot boss doit être fier de vous...

un anar



Sujet: 
Je vote pour mais...
Auteur-e: 
jplarche
Date: 
Lun, 2003-11-17 09:46

Tout le monde a le droit à son opinion.
Juste préciser que ce n'est pas vraiment le choix du syndicat mais celui du Conseil des services essentiels que d'assurer les services durant les seules heures de pointe. Pour rester dans la légalité (combien de temps monsieur Charest ?) les employé-es doivent respecter l'ordonnance du conseil.

Moi ce qui m'écoeurre c'est qu'on fasse porter aux seuls syndiqué-es l'odieux de la grève. Dans La Presse ou dans les éditoriaux de J-R Sansfaçon, je comprendrais mais sur cmaq.net... en tout cas.

Solidarité avec les employé-es d'entretien de la STM même si ça fait chier !


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Sujet: 
Bizarre
Auteur-e: 
Alexandre
Date: 
Lun, 2003-11-17 18:15

C'est, drôle quand même un anarchiste qui blast uniquement le syndicat pour ce qui arrive présentment, sans parlé du gouvernement et des avantages fiscaux des entreprises et des plus riches. À part de ça, je suis pas sûr qu'une job à l'entretien soit la job la plus cool.

Oui ça prend des réinvesstissements majeurs dans tous les programmes sociaux et services, mais arrêtés de traîter des petits travailleurs de bourgeois quand monsieur Paul Desmarraiss possède le deuxième plus gros terrain de chasse au monde pis qui paye pas d'impôts. Il vient de là le problème. Pas parce que certains travailleurs exigent un meilleurs salaire, alors que leur job ne vaut pas de la ...

Oui, y faut une révolution, mais si tout le monde se fesse dessus au sein de la population, oubliez ça, y se passera jamais rien. Une révolution libertaire peu pas se faire par un groupe minoraitaire. Changer de cible s.v.p.

Un anar qui comprend pu rien pis qui trouve que la solidarité en prends tout un coup dernièrement.


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Sujet: 
Bizarre?????????
Auteur-e: 
Dominic Claveau
Date: 
Lun, 2003-11-17 20:08

Alexandre, tu dis quoi la? On endure n'importe quoi sous prétexe que les oligarques eux se la coule douce? Tant qu'à faire, un petit commerçant qui se fait casser ses vitres lors d'une manifestation de punk pseudo-anarchistes devrait se la fermer et se dire que c'est de la faute aux méchants capitalistes? C'est évident que notre Louis XIV national mérite d'être dénoncé. Tu fais bien dans parler. Il faut le crier sur tous les toit que son domaine est protégé par des policiers de la GRC payés avec nos taxes... Que sont empire est plus riche que l'État fédéral. Éventuellement, à force de chercher à réveiller les consciences, PEUT ÊTRE auront nous un jour droit à un vrai gouvernement populaire qui va faire sa job et faire payé à nos aristocrates leur juste part. Or, on est loin d'un Poutine qui fout en prison ces escrocs... Ici, nos politiciens leur lèchent le cul. Il faut voir ça comme un projet à moyen, long terme. Dans le cas qui nous préoccuppe, il faut comprendre qu'on a pas à faire à des gars qui ont des conditions de travail misérables. Bien des jeunes qui étaient entassé dans le métro ce matin ne gagnerons pas avant longtemps le salaire touché par ses "vaillants ouvriers." Même avec un bac, voir une maitrise. Ha on sais ben! On est élitistes si on ose affirmer qu'il est normal d'encaisser un plus gros chèque de paie si on s'est forcé le cul pour étudier! C'est pas avec cette mentalité qu'on fait une nation forte. Je parlais avec ma blonde - étudiante en droit - qui étais à la job et qui me faisais remarquer que sont deux heures qu'elle venait de travailler rembourserait son taxi de ce matin! Elles est comme bon nombre d'étudiant dans cette situation. Bas salaires et les emmerdes d'une grève des transports en plus... Le pire, c'est que Frisou Charest et sa gagne doit être donc content! Une belle ocasion de vendre sa salade que les syndicats sont corporatistes et qu'on ferait bien de privatiser tous ca le transport en commun! On t-ils des conseillers en relation publiques ses syndicaleux la? C'est pas parce qu'on est bon en mécanique qu'on l'est en psychologie sociale. Ils méritent rien qu'une bonne manifestation devant leur locaux! QUI EMBARQUE?
Bon ben je dois vous laissez, je dois aller chercher ma blonde à sa job avec une "Communauto" que je dois payer en l'honneur de nos vieux colons qui veulent vivre en bourgeois aux frais du peuple!
-DC


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Sujet: 
Abus de language
Auteur-e: 
Nicolas
Date: 
Lun, 2003-11-17 20:48

"Nos vieux colons qui veulent vivre en bourgeois aux frais du peuple!"

"Syndicat du transport de Montréal Bourgeois"

Bourgeois tabarnak! Un mécanicien dans un garage de la STM!

Savez-vous combien ça gagne un bourgeois?

À titre d’exemples, voici les montants qu’ont touchés, en 2002, certains chefs d’entreprise.

Pierre Karl Péladeau (Quebecor) 1 442 000$
Robert Brown (Bombardier) 1 660 000$
Robert Milton (Air Canada) 1 128 000$
Louis Audet (Cogeco) 835 000$
Jean-Marc Eustache (Transat A.T.) 949 000$
Rémi Marcoux (Transcontinental) 1 802 000$

Et encore, ils font figure de parents pauvres si on les compare à leurs confrères qui, eux, ont de «vrais» salaires :

Jacques Lamarre (SNC-Lavalin) 5 506 000$
Michael Sabia (BCE) 3 399 000$
Alain Bouchard (Couche-Tard) 6 634 000$
Paul Tellier (Canadien National) 9 892 000$
Daniel O’Neill (Molson) 18 821 000$
Pierre Lessard (Métro) 28 310 000$

Source: un autre syndicat de colons qui veulent vivre en bourgeois au frais du peuple (les chauffeurs celui-là, mais aussi les méchant-e-s cols-bleus totalitaires et staliniens).

* * *

On parle beaucoup du statu de "privilégiés" des employé-e-s de la STM et de la Ville de Montréal, entre autre en les comparant aux employé-e-s de l'État. La seule affaire qu'on "oublie" de dire c'est que sans la politique totalitaire du P.Q. et du P.L.Q. --faites de décrêts baissant d'une shot les salaires des employé-e-s de l'État de 20%, de gels des salaires et de lois matraques abolissant un an d'ancienneté par jour de grève-- on en serait pas là. Autrement dit, on déplore le fait que les employé-e-s municipaux n'aient pas été réprimés assez sévérèment!

Or, chacun sait que les prolétaires, ça ce mène à la baguette et à la strap. C'est l'opinion des éditorialistes de La Presse entéka. Est-ce aussi celle des lecteurs et des lectrices "progressistes" et propres sur eux du CMAQ (sans parler des "anarchistes")?


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Sujet: 
Abus idéologique
Auteur-e: 
Dominic Claveau
Date: 
Lun, 2003-11-17 23:04

Chuis ben content de t'avoir fait réagir de même mon cher Nicola. Ben oui j'en ai mis en masse, ben oui. Mais j'ai tu le droit moi l'usager du transport en commun d'être en criss? J'ai tu le droit d'être en criss de pas gagner le salaire d'un concierge de la STM alors que j'ai un bac et que ca fait 6 ans que je suis sur le marché du travail? Tu m'acuse de ne pas être solidaire de de la "lutte des ouvriers" mais quand je suis obligé de me payer des taxis c'est pas dans la poche de PK Péladeau que tu va les chercher, c'est dans la mienne! C'est dans LA POCHE DE CEUX QUI PRENNE LE TRANSPORT EN COMMUN ET QUI NE FOND PAS DES GROS SALAIE! Messemble que c'est facile à comprendre? Soyez solidaire les jeunes même si vous êtes les plus pauvres de la société et que les membres de notre syndicat -ton syndicat scfp- sont des babyboomers avec une sécurité d'emploi grosse de même! MÊME SI ONT VOUS EN PASSE UNE DE TEMPS EN TEMPS AVEC NOS CLAUSES ORPHELIN!! Étudiez étudiez et si vous voulez avoir nos conditions ou bien... Battez vous! C'est ca que je fais...;-)
-DC


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Sujet: 
Ta colère t'aveugle-t-elle?
Auteur-e: 
Nicolas
Date: 
Mar, 2003-11-18 09:04

Dis-moi, c'est ta colère qui t'aveugle ou bien tu penses réellement les énormités que tu hurle? Comment veux-tu que l'on réussisse à convaincre les syndiqué-e-s ordinaires que les étudiant-e-s qui manifestent pour un gel des frais de scolarité ne sont pas des blancs-bec privilégiés à même nos taxes et blablabla si tu retourne les mêmes préjugés contre des syndiqué-e-s en grève?

On va mettre les choses au clair, je ne sais pas combien gagnent les privilégiés que tu dénoncent mais j'imagine que ça doit pas être très loin de 40 000$ par année (le salaire des chauffeurs). En plein dans la braguette de revenu la plus imposée et taxée.

Dans un autre ordre d'idée, ceux et celles que tu présentes comme des gros bras pas de tête --tant du côté des chauffeurs SCFP que des mécanos CSN-- sont en fait parmi les syndicats les plus progressistes de la province. Le président du Syndicat du transport de Montréal (CSN, ceux qui sont en grève) a gagné un prix au 20ème anniversaire du Conseil du statu de la femme comme "compagnon de route" du féminisme pour son travail d'intégration des femmes dans un milieu non-traditionnel. Ils sont aussi parmi les premiers à la CSN a avoir mis sur pied un réseau d'entraide et de délégués sociaux.

Pour ce qui est de la question des clauses orphelins, outre le fait que c'est souvent imposé par l'attitude des patrons qui demandent des concession (ça se joue à deux les négociations collectives) tu semble ignorer que les syndicats ont fait un bout de chemin là dessus. La réflexion se poursuit et je t'invite à lire ce texte de Perspectives CSN.


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Sujet: 
Le droit?
Auteur-e: 
franky
Date: 
Mar, 2003-11-18 09:35

Sacrament, c'est quoi cet appel au "droit d'utiliser le transport en commun"? Je te rappelle que le droit que tu possèdes d'utiliser le transport en commun t'es donné par le fait que des employés travaillent pour te le fournir. Pis si c'était un vrai droit, ce serait gratis. Dans le fond, si t'es pas content, part toi donc un service de transport en commun parallèle. On va voir si le fait que t'aies un droit peut s'appliquer au détriment d'autres personnes. Ton petit égoïsme, on peut s'en passer. Moi aussi je travaille avec des horaires qui ne marchent pas avec le service essentiel. Pis? J'ai négocié avec mon patron, il a pas le choix d'aménager quelque chose parce que sinon, ben je peux pas travailler.


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Sujet: 
Mépris
Auteur-e: 
Nicolas
Date: 
Mar, 2003-11-18 18:16

Ça me fascisne ce mépris des travailleurs et des travailleuses manuel-le-s. "Conscierge", lancé comme une insulte. Pourquoi?

Entéka, j'ai pensé à toi en lisant ce tract aujourd'hui. C'est justement une autre gang de vulagaires conscierges --des écoles cette fois-ci-- qui commencent à en avoir plein leur casse du mépris des intellectuels. Ils et elles essaient d'expliquer pourquoi leur job est importante à leurs yeux.


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Sujet: 
Scier la branche sur laquelle ils sont assis...
Auteur-e: 
Martin Audet
Date: 
Lun, 2003-11-17 15:36

Je ne connais pas du tous les détails des revendications des employés d'entretien mais il me semble que de façon générale leurs conditions de travail, leur rémunération et leurs avantages sociaux sont excellents.

En faisant la grève, ils dégradent l'image du transport en commun (TC) au près de la population, incitent ceux qui possèdent une voiture à l'utiliser, encourage ceux qui n'en ont pas à s'en procurer une et donnent un prétexte de plus à ceux qui hésitent ou ceux qui dédaignent carrément le transport en commun à poursuivre leurs mauvaises habitudes automobiles.

Le transport en commun étant en crise, cette grève est un évènement dont on pourrait bien pu se passer...

En effet, malgré le revirement de situation des cinq dernières années où l'achalandage absolu diminuait constamment à Montréal remplacé maintenant par une hausse modérée d'achalandage de +1.8 % / an, la part relative des déplacements effectués en transport en commun est en déclin continuel depuis la fin de la deuxième guerre mondiale au profit de l'automobile individuelle (car le nombre de déplacement en auto augmente plus rapidement que 1.8% chaque année).

Ajouter à ça la baisse du financement public notamment celle effectuée par le gouvernement du Québec en 1991 (Ryan je crois), les baisses de services et les hausses de tarif qui s'en sont suivies. Et sans compter la désuétude de certains équipements lourds qui commence à se faire sentir (ex: rames de métro), la croissance démographique qui se fait toujours en périphérie (un secteur difficile à déservir en TC) (malgré un regain d'intérêt récent pour le centre) et l'omniprésence de la publicité automobile mensongère (13 % du chifre d'affaire de l'industrie automobile, elle est même présente dans les stations de métro et dans le journal du Métro et vend l'automobile comme n'importe quoi sauf comme un moyen de transport).

Pourtant le transport en commun est un service qui assure une certaine justice sociale et un des éléments de solution clé incontournable pour réduire les émissions des gaz à effet de serre et améliorer la qualité de l'air (SMOG). Le TC améliore également la santé de la population (en favorisant un minimum d'exercice), la sécurité et la qualité de vie en milieu urbain (en réduisant le nombre et la dépendance à l’auto).

Pourtant ce n'est pas l'argent qui manque dans le secteur des transports pour financer adéquatement le TC et son expansion. En effet, au Québec en 2002 les Québécois ont dépensé collectivement 47.5 G$ pour l'automobile (dépenses publique et privées) soit 20% du PIB québécois. Ce montant augmente en outre de plus d'un milliard de dollars par année. Le Québec n'étant pas un producteur d'automobiles ni de pétrole (mais ayant par contre de l'électricité et plusieurs entreprises fabriquant des véhicules de TC ex: Bombardier), ces dépenses ont peu d'impact sur l'économie locale et contribuent essentiellement à exporter la création d'emploi à l'extérieur.

En comparaison les dépenses à Montréal dans le secteur du TC (encore public + privées) n'étaient que de 1.1 G$ en 2002.

Référence: Richard Bergeron, "L'économie de l'automobile au Québec", (novembre 2003), http://www.cremtl.qc.ca/

Et c'est pour tout ça que l'action des employés d'entretient me désole !

La grève ne fera qu'augmenter les problèmes du transport en commun, un service pourtant si important.

C'est vraiment scier la branche sur laquelle ils sont assis, se tirer dans le pied, saborder son propre navire...

Le sous-financement actuel du TC ne se défend pas, même en utilisant une analyse purement économique à courte vue (qui ne tient même pas compte des effets sur l'environnement et la santé).

Au lieu de faire la grève, les employés de la STM et des autres sociétés de transport ainsi que les groupes écolo auraient du faire front commun pour demander un financement accru du TC.

Et pourquoi ne pas utiliser des autobus pour bloquer des ponts et s'attaquer à ce "monstre" automobile nuisible et hyper déficitaire ?


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Sujet: 
Désolant.
Auteur-e: 
franky
Date: 
Lun, 2003-11-17 20:07

Désolant. Et le droit de grève là-dedans? Quand même, ça me semble facile toujours attaquer les employés en parlant de leurs "bonnes" conditions de travail, bla bla bla. On peut pas empêcher quelqu'un d'aller en grève parce que cette personne travaille dans un service comme le transport en commun, tout de même. On est pas des fascistes. Et puis, je trouve que les employés de la STM sont très gentils dans leurs moyens de pression. J'ai vu une grève dans les trains en France, et je te dis que c'est pas mal plus le bordel que ça. Quand ils sont en grève, ils sont en grève.

Pis faut pas oublier, y'a pas seulement les employés là-dedans. La direction de la STM est une des deux parties en cause. La responsabilité de la grève lui incombe autant qu'aux employés. Quand est-ce qu'on va parler des conditions de travail de la haute direction, de leurs salaires, de leurs avantages sociaux, qu'ils ont gagné en trainant sur les divers conseils d'administrations. Ces gens-là ne se mouillent jamais, ils ne se salissent jamais les mains, ne risquent jamais leur santé. Pourtant, ils prétendre négocier pour le bien de la population? Voyons donc, ce sont des bourgeois qui pensent comme des bourgeois et qui défendre les intérêts des riches. Et les intérêts des riches actuellement, c'est de couper dans les dépenses de l'État pour en avoir plus dans les poches, via les baisses d'impôt ou le remboursement de la dette.

C'est quoi aussi cette idée de toujours attaquer les conditions de travail de travailleurs? À ce que je sache, justement, ils ont travaillé pour ce salaire. Ça te dérange que des employés gagnent plus que toi? Moi, ce qui me dérange réellement, c'est de ne pas avoir autant qu'eux, pas que ceux-ci en ont plus que moi. Faut pas oublier en plus que souvent, il y a un lien direct entre les conditions de salaire et la qualité du service.

Pendant que le gouvernement donne des milliards à des bourgeois qui soi-disant viennent créer de l'emploi, ils refusent quelques centaine de dollars à leurs employés, ceux-là même qui font rouler le système? Voilà la réalité: on dit que le transport en commun est un "service essentiel". Alors si il est essentiel, on devrait reconnaitre que le travail des employés d'entretien est lui aussi essentiel. Le transport, c'est l'épine dorsale du capitalisme. Voilà la réalité. Sans le transport en commun, pas de transport de travailleurs, et sans ces travailleurs, et bien pas de profit pour les bourgeois.

Oui, les temps sont difficiles. Certains ont des rancoeurs contre les employés de la STM. Mais il est temps plus que jamais de nous serrer les coudes. On critiquera après. On n'a pas à être d'accord avec les employés de la STM, avec leur moyen de pression, on doit juste les appuyer. C'est l'essence même de la solidarité. Ce que nous démontrons maintenant envers les employés de la STM nous sera rendu demain. Qui sait si un jour ce ne sera pas toi qui sera en grève. Alors tu vas déranger forcément quelqu'un. Ce jour là, les employés de la STM se rappelleront que nous avons été solidaires avec eux et le seront à leur tour. Il est temps de mettre en application nos slogans: on se laissera pas désunir, on se laissera pas appauvrir. So-so-so-solidarité.


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Sujet: 
Collectif sans ticket...
Auteur-e: 
Makhno
Date: 
Lun, 2003-11-17 16:30

Pour ma part, le questionnement afin de déterminer si cette grève est pertinente ou non m'importe peu. Tout salarié peut s'il le veut réclamer de meilleures conditions de travail, s'il croit que les siennes sont ne lui suffisent pas. Cependant, les moyens de pression sont un peu ridicules. Les gens paient quand même leur passage lors des quelques heures que le conseil des services essentiels leur imposent. Ne serait-il pas plus logique afin de faire pression sur leur employeur, de laisser passer les gens sans leur charger le billet? Au moins il ferait pression sur l'employeur et non sur les utilisateurs, ce qui me semble taper sur le mauvais clou...A moins que je comprenne mal la logique de lutte des syndicats de combats reformistes-corporatistes?? C'est jouer le jeu de la direction de la STM qui pleure pour avoir plus d'utilsateurs(en nous jouant la carte de l'ecologie) en nous augmentant les tarifs!Je crois donc que c'est peut etre la meilleure occasion pour tous d'exiger une fois pour toute la gratuité des transports en commun pour tous et toutes...
Afin de mieux comprendre les enjeux, de ces revendications, je vous donne le lien vers le "collectif sans ticket" (France)..

http://cst.collectifs.net/

Et si le coeur vous en dit et que vous voulez vous même vous faire votre propre opinion quant aux conditions de travail des employés(ées) de la STM alors allez lire par vous même, leur convention collective et leur revendications..
http://www.caomsc.qc.ca/

On peut quand même continuer d'utiliser nos vélos sans trop de problème pour le reste :)
Salutations libertaires...


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Sujet: 
Petit rectificatif
Auteur-e: 
franky
Date: 
Lun, 2003-11-17 19:43

Faut pas prendre les vessies pour des lanternes. Les employés du service d'entretien n'ont aucun pouvoir sur la perception des tarifs ni sur la vérification des tickets. On ne peut pas leur reprocher cela, puisque ce sont les chauffeurs et les changeurs qui perçoivent l'argent. Et ils ne sont pas membres du même syndicat. C'est beau tes solutions, mais encore faut-il qu'elles soient applicables.


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Sujet: 
Tu serais pas un peu mêlé?
Auteur-e: 
Nicolas
Date: 
Lun, 2003-11-17 20:58

Tu serais pas un peu mêlé des fois? Je dis ça comme ça parce que le lien que tu donne (http://www.caomsc.qc.ca/) c'est le lien du "Syndicat des chauffeurs d'autobus, opérateurs de métro et employés des services connexes au transport de la STM" (SCFP local 1983, affilié à la FTQ) alors que les grévistes sont les membres du "Syndicat du transport de Montréal" (affilié à la CSN)...


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Sujet: 
Pour un débat intéressant
Auteur-e: 
franky
Date: 
Mer, 2003-11-19 15:19

Il serait effectivement que l'on débatte de manière posée sur la question des "sans-ticket". Il y a beaucoup à faire pour promouvoir le transport en commun gratuit. Mais malheureusement, on ne peut importer directement la lutte des sans-tickets européens ici, pour la simple raison que le concept même de "sans-ticket" n'existe pas ici. Et contrairement à ce qu'on pourait penser, il ne suffit pas d'en parler pour qu'il existe.

La réalité européenne du transport en commun est très différente de celle qui prévaut en amérique du nord. Par exemple, à Lyon (et c'est le cas aussi dans de nombreuses villes Européennes), il n'y a ni guérite, ni changeur, ni barrière. Les chauffeurs d'autobus et de tram ne sont pas tenus de demander les titres de transport aux usagers (c'est donc dire qu'ils ne le font pas). Cette tâche revient à des contrôleurs qui passent au hasard et qui sont beaucoup moins nombreux, ce qui fait que le voyage sans ticket est astronomiquement plus répandu en Europe que le non-paiement de l'entrée est répandu en Amérique du Nord. Il y a donc une difficulté inhérante à répandre parmi la population cette lutte des sans-tickets.

Comme autre exemple, je peux citer le train, où il n'est pas nécessaire de posséder un billet pour entrer. Si jamais un contrôleur passe, il vous remettra une contravention (un PV comme ils disent). Or, cette contravention est généralement équivalente au coût normal du transport aux quels s'ajoutent quelques frais et une légère pénalité (frais qui ne dépassent rarement le quart du prix d'un billet normal). Sans compter qu'en France, tous les 14 juillets, les titulaires d'une contravention sont graciés. Si l'on compare aux lois en vigueur ici (plusieurs centaines de dollars d'amende, des risques de prison pour les récidives, etc...), il est assez compliqué de mener la même lutte avec la même efficacité. Et oui, comme dans tous les pays où les lois sont plus répressives, la lutte est plus risquée et ne peut s'envisager de la même façon; elle doit être faire encore plus sérieusement.


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Sujet: 
La honte...
Auteur-e: 
Nicolas
Date: 
Lun, 2003-11-17 19:55

Ça n'arrive pas souvent mais ce matin j'avais honte d'être anarchiste en lisant ce texte, et ça ne s'améliore pas en lisant les commentaires qui s'accumulent.

Tabar... Avant de dire des conneries et de vous couvrir --et nous touTEs par la même occasion-- de ridicule, vous pourriez au moins vous abreuver à d'autres sources que la presse mainstream! C'est évident que si c'est là votre seule source d'information, vous allez être manipulés!

Premièrement, c'est l'État, via le Conseil des services essentiels, qui décide SI et QUAND vont rouler le métro et les autobus. C'est cette loi anti-syndicale brimant le droit de grève qui fait que le service va être assuré à ces heures là, pas la volonté des syndiqué-e-s. Rappelons que pour l'État, le soit-disant service essentiel ça veut dire 100% des employé-e-s au boulot à 75% des heures normales. Pourtant, même si les employé-e-s font 75% des heures normalement travaillées, la STM, elle, ne fait rouler les bus et le métro que 42% des heures normales... C'est à ce demander qui applique des moyens de pression contre qui. À ce compte là, aussi bien dire que l'effet de la grève est à peu près nul pour l'employeur tout en générant assez de trouble pour tourner l'opinion publique contre les syndiqué-e-s.

Deuxièmement, ce n'est pas le Syndicat du transport de Montréal (CSN) qui fait rouler les autobus et le métro. Ça c'est le Syndicat des chauffeurs (affilié à la FTQ) et qui plus est il a déjà signé sa convention collective. Les grévistes sont les employé-e-s des garages et des dépôts.

Troisièmement, l'enjeu central du conflit n'est pas une question de salaire et de conditions de travail. Les augmentations de salaires sont déjà fixées (le syndicat veut pouvoir les réaménager autrement, ce que d'autres catégories d'employé-e-s ont obtenus, mais il ne conteste pas l'enveloppe globale). Ce qui pose vraiment problème c'est qui contrôle la caisse de retraite. Actuellement, les patrons ont un vote prépondérant --donc le contrôle-- sur la caisse de retraite. Or, le syndicat n'est pas fou, il voit bien que la STM est en crise et que la tentation sera grande de piger dans la caisse de retraite (après tout, le gouvernement ne se gêne pas pour récupérer les surplus des CPE).

Je trouve déplorable de constater à quel point certains "camarades" sont contaminés par le point de vue bourgeois qui veut opposer les intérêts de ces travailleurs et travailleuses là aux intérêts de l'ensemble des salarié-e-s.

Une position réellement anarchiste devrait pointer que le seul responsable de l'échec des négociations est le patron, tout comme le seul responsable de la crise financière de la STM est le désinvestissement des gouvernements (qui favorisent plutôt l'automobile) et que si jamais quelqu'un doit payer ce ne devrait être ni les automobilistes, ni les usager-e-s du transport en commun mais bien la classe des patrons puisque c'est essentiellement elle qui profite de nos déplacements (qui ont principalement trait à la consommation et au travail).

Nous devrions citer en exemple ce groupe de salarié-e-s qui osent, contre vent et marrée et avec toute l'opinion publique préfabriquée à dos, se tenir debout et faire une grève impopulaire au lieu d'embarquer dans le jeu des éditorialistes bourgeois qui en font des "privilégié-e-s".

Votre haine des syndicats et des réformistes finira par vous faire perdre de vue l'essentiel...

Je ne vous salue pas,

Nicolas


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Sujet: 
Pour avoir les idées claires: Les revendications salariales
Auteur-e: 
Nicolas
Date: 
Lun, 2003-11-17 22:05

À lire les commentaires qui suivent ce texte, il semble que rare soit ceux et celles qui connaissent les revendications salariales des grévistes. Voici donc quelques éléments pour avoir les idées un peu plus claires.

La revendication syndicale

À l'origine, le syndicat revendiquait une augmentation de salaire de 5% par année pour 3 ans avec une indexation au coût de la vie pour la première année.

Depuis, le syndicat a réajusté sa revendication syndicale à 11,7% sur 5 ans, soit très exactement ce que la Ville de Montréal a donné aux autres employé-e-s municipaux. On parle donc d'environ 2,3% par année.

Pour mettre cela en perspective, il faut savoir que l'inflation sera d'environ 2,7% en 2003 et que les différents analystes parlent de 1,8% pour 2004. Les analystes refusent d'aller plus loin que 2004 mais les syndicats parient pour 2,5% les années suivantes. En parallèle, la croissance économique sera de 2,5% en 2003 et de 3% en 2004.

La proposition patronale

Les patrons, de leur côté, proposent une augmentation de 8,7% sur 4 ans avec un gel des salaires pour cette année. Si les employé-e-s veulent une hausse de salaire pour cette année, la STM est prête à la financer à même des économies à faire dans l'actuelle convention collective (que de générosité!).

Le président du syndicat répond aux critiques sur le CMAQ!

En répondant aux questions d'un journaliste du Délit Français (le journal étudiant francophone de McGill) le président du syndicat ne le savait pas mais il répondait aux critiques sur le CMAQ...

Q. - Pourquoi est-ce que les employé-e-s ne se contentent-ils pas de moins étant donné la position financière difficile de la STM?

R. - La classe ouvrière, c’est pas comme ça que ça avance, on veut pas s’appauvrir.

Q. - Des préposés à l’entretien qui gagnent plus que plusieurs universitaires et qui négocient des augmentations, c'est pas un peu bizarre?

R. - Le coût de la vie monte et, pendant ce temps-là, la classe ouvrière négocie des zéros.

Source: Le Délit Français.

Appauvrissement et baisse d'impôt

Dans les faits, la proposition de la STM équivaut à un gel du "pouvoir d'achat" des syndiqué-e-s.

Contrairement à ce que laissent sous-entendre les éditorialistes bourgeois, la crise financière de la STM, selon les propres dires de ses dirigeant-e-s, n'est pas imputable à des employé-e-s "trop gourmand-e-s". Vous me pardonnerez de reciter le Délit Français:

"Les employés sont-ils à blâmer pour le manque à gagner de la STM? La réponse, étonnamment, semble être non. M. Serge Savard, de la STM, explique qu’il s’agit d’un problème lié à la hausse normale des coûts (causée par l’inflation) et à des sources de financement stagnantes. En 1992, la réforme Ryan, sous le gouvernement Bourassa, rejettait une plus grande partie de la facture des transports en commun dans la cour des municipalités. Depuis ce temps, la STM a de plus en plus de difficultés à boucler son budget. Malgré les nombreux problèmes liés à l’accroissement du nombre de voitures en ville, le financement du provincial, le principal bailleur de fonds pour le transport en commun, a diminué depuis dix ans. Depuis plusieurs années, les augmentations annuelles, et parfois bisannuelles, de la CAM réussissent à équilibrer le budget. M. Savard affirme que, cette année, c’est l’accumulation de toutes ces années qui laisse la STM dans un cul-de-sac."

Dans les faits, à moins d'une haine de classe incompressible, on ne peut que supporter les revendications des grévistes. Ils et elles ne demandent pas la lune, juste de ne pas s'appauvrir. C'est tout à fait légitime.

Si le gouvernement provincial s'occupait un peu moins de baisse d'impôt et un peu plus des besoins criants de la population, peut-être qu'on pourrait éviter l'appauvrissement collectif des employé-e-s de la STM et des usager-e-s du transport en commun... Sauf que parti comme c'est là on va devoir endurer une grève pour casser un syndicat et des hausses de tarifs pour satisfaire les intérêts de monde qui ne prennent pas le bus anyway.


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Sujet: 
Un anar?
Auteur-e: 
franky
Date: 
Mar, 2003-11-18 09:42

C'est quoi l'idée, tu penses quoi? Que l'anarchie va se construire de manière toute gentille? Voyons donc. Attends donc de voir la révolution si jamais elle arrive, tu vas te rendre compte que ce sera pas facile pour personne. Si t'es pas capable d'endurer les inconvéniant d'une petite grève smooth du transport en commun, t'ose réclammer l'anarchie? Comme si c'était leur faute au syndicat qu'il existe une loi sur les services essentiels. Fait que les seuls à blâmer pour cette grève partielle, c'est bien le gouvernement, et certainement pas le syndicat. Parce que si il n'avait pas de loi sur les services essentiels, elle serait totale la grève. Pis crois-moi, la grève totale des transports en commun se règlerait en quelques heures.


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